An Ember in the Ashes de Sabaa Tahir

An Ember in the Ashes est le premier tome d’une quadrilogie.

Après que ses grands-parents furent brutalement assassinés et son frère arrêté pour trahison par l’Empire, Laia n’a plus que les rebelles vers qui se tourner pour l’aider à libérer son frère. Toutefois, ayant perdu leurs leaders, les rebelles ne sont plus aussi opérationnels qu’autrefois et ceux-ci ne risqueraient pour rien au monde la vie de leurs camarades pour une mission suicide – c’est pourquoi ils demandent à Laia de devenir leur espionne. En échange de ses informations, la Résistance promet de faire évader Darin de prison. Une fois arrivée à la Blackcliff Academy, Laia rencontre Elias, un soldat ennemi qui souhaite devenir un homme libre. A présent, leurs destins sont liés, et à deux, ils seront l’étincelle qui lancera la révolution.

Wouah, j’ai enfin commencé la série tant acclamée par la communauté livresque! Et qu’est-ce que j’en tire? Que j’aurais dû la lire bien avant, évidemment! Je comprends maintenant tout cet engouement, An Ember in the Ashes est parfait pour tous les amateurs d’action et de fantasy sombre et bien rythmée – je suis restée scotchée du début à la fin. Me voilà convertie au phénomène Sabaa Tahir! YES.

Il y a 500 ans, les Martiaux ont conquis tous les territoires avoisinants dans une guerre sans merci. De ce ravage en sont ressortis trois axes: l’Empire Martial qui est à son apogée, les peuples indexés (Tribus, Barbares, Marins) qui gardent une certaine liberté grâce aux ressources qu’ils produisent, et enfin les Erudits (Scholars) qui ont été réduits en esclavage. Les Erudits, connus pour leur quête du savoir, ont perdu toute leur beauté, leur lettrisme et leur grandeur pour devenir les boucs émissaires de l’Empire doré – les Martiaux traquent leurs ennemis sans relâche, notamment la Résistance composée d’Erudits qui a perdu toute sa superbe depuis la mort de ses leaders quelques années auparavant.

Laia est une Erudite qui a perdu ses parents et sa soeur alors qu’elle n’était qu’une enfant. C’est avec ses grands-parents et son frère Darin que Laia va grandir, mais là encore, le pire se reproduit – l’héroïne perd ses grands-parents et voit son frère jeté en prison pour subir un interrogatoire des plus brutaux. Heureusement, la protagoniste a pu échapper aux Masques (soldats et élites de l’Empire) mais elle se sent si coupable qu’elle décide de traquer la Résistance pour lui demander de l’aide. Les rebelles acceptent de l’épauler à condition que celle-ci espionne la Commandante de la Blackcliff Academy, soit la figure d’autorité la plus cruelle et sadique de toutes. Cette dernière est celle qui entraîne les Masques et qui mène la vie dure à ses esclaves. Oh oui, on la hait tous celle-là! 

Quant à Elias, c’est un Masque en devenir de la Blackcliff Academy. Mais contrairement à ses camarades, ce dernier refuse de se laisser corrompre par la politique de l’Empire, de ce fait, il se retrouve souvent en conflit avec ses valeurs et ses devoirs – montrer des signes d’humanité dans ce monde de violence, c’est signé son arrêt de mort. Du coup, le héros prévoit de déserter son poste et de risquer une vie d’interminables poursuites menées par ses futurs ex-collègues plutôt que de sacrifier son âme.

I don’t need to believe in the supernatural, not when there’s worse that roams the night.

Ce que je peux déjà dire, c’est que Sabaa Tahir a créé un univers spectaculaire. Elle arrive tellement à nous plonger au coeur de cet empire froid et macabre qu’on se retrouve absorbé par l’atmosphère de terreur qui s’en dégage. La Blackcliff Academy dépeint les conduites violentes des soldats qu’elle forme, mais aussi le caractère impitoyable et sanguinaire des coutumes de l’Empire. Ces Masques (qu’on appelle ainsi par le masque magique et argenté qu’ils portent) passent leur temps à s’entraîner à tuer, violer et détruire, et ce, depuis leur sombre enfance. Ce sont les Augures – des prophètes immortels – qui les choisissent, et tous ne sont pas issus de familles prestigieuses.

Le roman est partagé entre une dynamique de tyrannie et une dynamique de résistance tandis qu’il puise dans la mythologie pour en faire ressortir les créatures les plus infâmes. C’est simple, l’univers est aussi fascinant qu’il est terrifiant! L’auteure ne laisse rien de côté, tout individu est enclin à subir les cruautés de l’Empire. Femmes, enfants, Masques, il suffit de penser contre l’autorité pour devenir un ennemi – ou même d’exister dans le cas des Erudits. Attendez-vous à retrouver de la violence gratuite, des tentatives de viol, de la torture ou encore des exécutions d’enfant. Les esclaves sont tout de même ceux qui subissent le plus. Apportez-moi Marcus et la Commandante que je fasse des distributions de claques! Ca ferait du bien, bon sang!

J’ai également adoré les personnages. Laia est lâche et peureuse, mais pourtant, elle prend tous les risques pour sauver son frère. Malgré que la protagoniste ne sache strictement rien du monde dans lequel elle met les pieds (Empire et Résistance compris), elle fait de son mieux et elle apprend. On arrive à comprendre sa peur, après tout, elle devient une esclave et risque la torture au moindre faux pas! Le seul point que j’ai à lui reprocher, c’est qu’elle se montre trop naïve par moment, mais encore fois, elle arrive en terrain inconnu. Elle est trop innocente pour ce monde de brutes.

There are two kinds of guilt: the kind that drowns you until you’re useless, and the kind that fires your soul to purpose.

Elias, lui, ne se laisse pas embobiner par la propagande empiriste, et j’ai aimé ça. Mais le plus intéressant, c’est le fait qu’il soit le fils de la Commandante et qu’elle n’ait jamais voulu de lui. En plus de devoir assister aux atrocités de l’Empire sans pouvoir agir, le protagoniste est aussi la proie aux malveillances de sa mère! A part ça, je dois dire qu’Elias m’a déçue par son comportement avec Hélène. Tous deux sont meilleurs amis, et pourtant, c’est comme s’il ne la connaissait pas si bien que ça. Il doute facilement de ses décisions, il ne cherche pas à la comprendre ou même à insister pour connaître le fruit de ses tracas… C’est frustrant parce que je les aime bien tous les deux!

En parlant d’Hélène, je crois que c’est mon personnage préféré. Bien qu’elle se montre loyale envers l’Empire et étroite d’esprit par rapport à la condition des esclaves, elle m’a beaucoup intriguée par sa complexité. Je ne savais pas vraiment si elle était gentille ou méchante, mais il y a plus en elle que ne transparaît, c’est évident! Sinon, j’ai bien aimé Izzi que j’ai trouvé courageuse alors qu’elle a beaucoup perdu et risque tant!

Par contre, JE DETESTE la Commandante! Je crois que j’ai rarement eu cette envie d’étrangler un personnage, elle est si froide et inhumaine, rien ne l’affecte mis à part son ego surdimensionné! Elle est néanmoins très redoutable…

En conclusion, j’ai trouvé ce premier opus très réussi à l’exception de ces quelques petits problèmes chez les principaux protagonistes. Je n’ai pas du tout aimé le fait qu’ils prennent le temps de penser à l’attraction physique quand il y a tant de choses en jeu – genre le frère de Laia qui se fait torturer et Elias qui risque de se faire démasquer à tout moment. *Soupire*

Dans tous les cas, la suite s’annonce pleine d’aventures!

 

Le livre est disponible sur Amazon:

An Ember in the Ashes

Une braise sous la cendre

 

Jennifer

Hello!
Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu’elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c’est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

10 pensées sur “An Ember in the Ashes de Sabaa Tahir

  • Yeah, très heureuse de te revoir parmi nous. J’espère que la transition entre overblog et wordpress n’a pas été trop galère 🙂

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    • Merci Laurie, j’ai quasiment fini, je suis heureuse de pouvoir réécrire mes revues! 😛

      Ahh, cette transition a eu ses petits cafouillages… J’avais perdu trois jours de travail à un moment donné, du coup, j’ai été obligée de tout refaire! A part ça, ça a été long mais ça valait le coup. Je me sens beaucoup mieux sur WordPress, il y a beaucoup plus de liberté et j’ai plus de confort pour écrire mes revues 😉

      Tu comptes rester sur Overblog ou tu vas migrer aussi? 😉

  • Ah oui, petit problème de PAL… C’est dommage parce que je pense que ce livre te plairait beaucoup 😀 Ca sera pour quand ta pile aura diminué alors 😉

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  • Je me rappelle avoir vu que tu avais aimé le second tome! Je pensais pas que tu aimais les livres aussi sombres! Tu caches bien ton jeu Laurie 😀
    Ca veut dire qu’on peut détester la Commandante ensemble? Haha

    Du coup, je pense que tu n’auras pas de mal avec Half Bad de Sally Green, même si le style est assez particulier! 😉
    Je compte bien poursuivre la série, surtout que j’en apprendrai plus sur le personnage d’Hélène 😉

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