An Unkindness of Magicians de Kat Howard

Toutes les Maisons la reçoivent au moins une fois dans leur vie: l’invitation pour participer au tournoi qui déterminera la prochaine famille de magiciens au pouvoir. Cependant, cette année est bien spéciale puisque la magie est en train de disparaître, tout comme son monde, l’Unseen World. Pour concourir, chaque Maison doit choisir son champion et défier ses concurrents afin d’arriver en finale où les duels deviennent mortels. Parmi les champions, il y a Sydney, une magicienne aux pouvoirs inégalables venue représenter la Maison Beauchamps. Mais si sa magie pourrait être la clé pour sauver l’Unseen World, Sydney n’a qu’un seul but – détruire le système en place.

An Unkindness of Magicians s’est fait discret à sa sortie, si bien que s’il n’y avait pas eu Twitter, je n’en n’aurais jamais entendu parler! Si je devais décrire ce roman, je dirais que c’est un mélange entre Shades of Magic pour sa caractérisation des personnages et son univers, The Raven Cycle pour son utilisation sublime de la magie, Six of Crows pour ses manigances et The Crown’s Game pour sa présentation du tournoi. Ce livre avait donc tout pour m’enchanter! Et ce fut le cas d’ailleurs, malgré les quelques problèmes qui m’ont empêché de donner la note maximale…

C’est à New York que se trouve l’Unseen World, et c’est dans ce monde caché par l’illusion que vivent de puissantes familles de magiciens. Chacune d’entre elles a sa Maison et son influence, mais ce sont les Merlin qui demeurent aux commandes de l’Unseen World. En principe, la Roue de la Fortune – nom donné à ce tournoi de magiciens – se déroule tous les vingt ans pour faire jaillir son nouveau dirigeant, mais avec la disparition progressive de la magie, la compétition doit s’organiser plus tôt que prévu. Anciennes et nouvelles Maisons vont ainsi s’affronter par prestige: certaines veulent conserver le pouvoir alors que d’autres veulent en acquérir. Et enfin, une infime quantité souhaite le changement. Mais bien évidemment, la nature ne fait pas que donner, elle prend également!

Magie! Je voulais dire MAGIE!

C’est la faute de Rumple, il me donne faim avec ses glaces! J’en étais où moi maintenant? Ah oui. La magie a un prix. Lorsque les magiciens utilisent leurs dons, ils en éprouvent des effets secondaires tels que des mots de tête violents, des saignements ou encore une extrême fatigue. De ce fait, quand la Maison Merlin est arrivée au pouvoir, elle a décidé de remédier à ces désagréments en créant la Maison des Ombres – un lieu isolé où sont envoyés des enfants détenant des pouvoirs afin qu’on en extirpe leur magie et qu’ils subissent les traumatismes à la place des autres magiciens. Cependant, pour que ces sacrifices soient valables, il faut qu’ils proviennent des maîtres de Maison eux-mêmes. Leurs enfants, quoi. Charmant, n’est-ce pas?

N’importe quel magicien peut prétendre au poste de champion. En règle générale, il s’agit d’un héritier même ou d’un simple contrat (un magicien externe), mais l’un comme l’autre prennent tous les risques puisqu’au fur et à mesure de leur progression, les duels deviennent fatals. En revanche, si les compétiteurs décident d’abandonner leur poste, c’est la Maison qui subit les gênes occasionnées: perte de position d’influence, déshonneur… C’est un grand coup de massue pour ceux qui ne vivent que pour les apparences. Pauvres choux…

Sydney, notre héroïne qui fait partie de la compétition, a justement survécu aux cruautés de la Maison des Ombres. Malgré qu’elle ait gagné une partie de sa liberté, la protagoniste doit toujours payer sa dette à la Maison, et à chaque fois qu’elle revient rendre des comptes au bourreau, une partie de son sombre lui est expropriée comme paiement. Néanmoins, il y a tout de même du positif qui en ressort. La magicienne puise différemment des autres dans sa magie, ce qui fait que celle-ci a davantage de pouvoir et de contrôle. Grâce à cela, elle compte mener à bien ses plans: faire cesser les horribles pratiques en place et instaurer un ordre nouveau. Et laissez-moi vous dire que la lady est badass!

Et. Sans. Aucune. Pitié. Surtout pour la raclure, en fait.

Le premier élément qui m’a plu, c’est tout simplement l’univers. Le concept mis en place par Kat Howard est audacieux, pertinent et fascinant. Les magiciens ne sont que des élitistes méprisants qui pensent que tout leur est dû. Ils n’hésitent pas un instant à sacrifier la vie des autres pour qu’ils puissent pratiquer la magie! L’auteure montre la dureté de la Maison des Ombres mais aussi la beauté et la laideur de la magie. Souvent, les sorts sont magnifiques, mais ceux-ci peuvent vite dégénérer. Pour tout vous dire, les morts sont rarement douces! J’ai beaucoup aimé le fait que les Maisons communiquent avec leur propriétaire, c’était vraiment cool. Le seul reproche que j’ai à faire, c’est que le world-building est difficile à assimiler au départ et que tout ne devient clair que plus tard…

Au niveau des personnages, j’ai adoré Sydney! Elle me fait penser à Delilah Bard de la trilogie Shades of Magic, elle est intelligente, forte et compatissante. Et lorsqu’elle a un but, rien ne l’arrête. Pas même son attirance physique envers un autre compétiteur (je souligne qu’il n’y a aucune romance). Bref, je n’ai rien de négatif à dire sur elle! Quant aux autres protagonistes, je les ai trouvé sympathiques, surtout Laurent Beauchamps. Son amitié avec Sydney m’a beaucoup plu. En revanche, j’ai trouvé qu’ils manquaient tous de développement

A part ça, le roman met avant plusieurs points de vue qui, bien que permettant à l’intrigue d’avancer et de former une cohérence, n’ont pas toujours été très éclairants. J’ai même trouvé que cela avait nuit au potentiel de certains rebondissements! J’aurais préféré que l’auteure se serve de ces passages pour approfondir les héros les plus importants et pour s’éterniser un peu plus sur les duels qui étaient malheureusement beaucoup trop courts. On va dire que le roman manquait d’équilibre!

En tout cas, ce premier bouquin m’a donné envie de lire les autres livres de l’auteure!

 

Le livre est disponible sur Amazon:

An Unkindness of Magicians

 

Jennifer

Hello!
Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu’elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c’est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

6 pensées sur “An Unkindness of Magicians de Kat Howard

  • Il me plait bien. Après, je le lirais en pensant bien que c’est un oneshot concernant les personnages et l’histoire. C’est un exercice pas toujours facile 🙂

    Répondre
    • Je comprends ta préférence pour les séries, surtout quand le livre est bon, on n’a pas envie de quitter l’univers et ses personnages, hehe.
      Il y a encore quelques années, j’avais du mal à lire les standalones, mais depuis que je m’y suis mise, j’ai découvert plein de pépites, et souvent c’est beaucoup mieux que les livres à rallonge 😀

      Après, que ce roman aurait été meilleur s’il avait été plus approfondi!

  • Je suis d’accord avec Soline. Ton 1er paragraphe donne très vite envie de découvrir ce roman. L’univers a l’air bien fait et l’histoire bien trouvé 🙂

    Répondre
    • Complètement, je crois que tous les fans de Victoria Schwab pourraient aimer ce livre. Après, c’est un livre seul et assez court… Je trouve que les personnages n’étaient pas assez développés et que les différents points de vue n’étaient si pertinent que ça 😉
      Cela dit, ça m’a donné envie de voir ce que l’auteure était capable de faire dans ses autres romans!

  • Tu m’as eu à  » c’est un mélange entre Shades of Magic pour sa caractérisation des personnages et son univers, The Raven Cycle pour son utilisation sublime de la magie, Six of Crows pour ses manigances et The Crown’s Game pour sa présentation du tournoi. » XD

    Répondre
    • Ah ben, ça a été rapide dis-donc 😛

Laisser un commentaire