Eleanor and Park de Rainbow Rowell

1986. Après avoir passé un an loin de sa famille suite à une expulsion décidée par son beau-père, Eleanor est de retour au bercail – et c’est loin de l’enchanter. En effet, Eleanor et sa famille sont pauvres et vivent au dépend du beau-père, ce qui fait qu’Eleanor est mal habillée, mal coiffée, maladroite et sujette aux moqueries à cause de son poids et de la couleur de ses cheveux. Park, lui, est un fan de bandes dessinées et de rock. Alors qu’Eleanor cherche désespérément une place dans le bus scolaire, Park lui permet amèrement de s’asseoir à côté de lui. Il a honte. Pourtant, peu à peu, les deux adolescents vont apprendre à se connaître et découvrir qu’ils ne peuvent plus se passer l’un de l’autre. Ce qui n’était pas un coup de foudre deviendra l’amour d’une vie. Un amour vrai de vrai.

J’avais de grandes attentes concernant ce livre: une histoire super mignonne, des personnages attachants, une romance qui me coupe le souffle (et peut-être qui me brise le coeur?). Par contre, je m’attendais à ce que la fin me déçoive vu les revues que j’ai lues avant d’entamer ce livre.

Ce que je peux dire, c’est que j’ai trouvé l’histoire adorable, notamment la rencontre entre Eleanor et Park. Elle peut paraître un peu clichée au premier abord – une fille impopulaire qui arrive à séduire petit à petit un garçon super mignon et droit. Mais j’ai aimé le contexte qui entourait cette histoire. Les personnages ne cherchent pas l’amour, ils ont chacun leurs problèmes, leurs attentes, leurs passions. C’est pas l’amour au premier regard, c’est une histoire qui naît d’intérêts communs (qui ne l’étaient même pas au début). Eleanor n’a jamais ouvert une bande dessinée, et les seules chansons qu’elle connaît sont celles que ses parents écoutaient. Mais partager les lectures de Park et ses musiques est une échappatoire pour Eleanor – et c’est l’occasion, pour Park, de trouver quelqu’un qui puisse partager sa passion.

J’avoue qu’Eleanor ne correspond pas à l’idée que j’avais d’elle. Je savais qu’elle avait des rondeurs, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de problèmes dans sa vie privée. Du coup, je l’ai encore plus appréciée parce qu’elle représente une réalité: la pauvreté, les moqueries, les rondeurs…. Rainbow Rowell a su créer un personnage auquel on peut s’identifier sans problème – que l’on ait connu ou non ces calvaires. Et c’est pareil pour Park.

On est en 1986 et j’ai aimé les références de l’époque (comme beaucoup sûrement!). J’ai vu le jour cinq ans après, mais j’ai connu les lecteurs de cassettes (et leurs bobines qui sortent de leur roulement), les gros casques pas discrets (bon maintenant c’est à la mode…). Ce sont des petites choses comme ça qui m’ont remise dans mon ambiance d’écolière (et surtout ça m’a rappelée combien j’avais hâte de prendre le bus pour voir ma consolation de la journée – le super beau garçon pour lequel je n’avais que d’yeux pour). Bon Eleanor et Park aiment prendre le bus pour une autre raison, mais l’engouement était le même.

Pour ce qui est de la fin, je l’ai trouvée très satisfaisante. Certes, c’est pas LA fin que tout le monde désire, mais je ne vois l’intérêt de créer une polémique là-dessus. Un deuxième tome serait de trop à mon avis (mais bon, soyons honnêtes, s’il venait à sortir, je le lirais quand même!).

Il y a quelques petites choses que je n’ai pas aimé, cependant. Parfois, j’ai trouvé qu’Eleanor faisait un peu trop la difficile alors que Park faisait de son mieux – ou alors qu’elle accordait un peu trop d’importance au passé de Park. Je comprends son sentiment d’insécurité, mais elle garde une certaine distance jusqu’à la fin qui m’a un peu gênée.

Quant à Park, j’ai occasionnellement trouvé qu’il ne résonnait pas juste (pour apprendre qu’au final il avait raison…).

Après, le reste est d’ordre émotionnel, genre la famille d’Eleanor, je les trouve super égoïstes, faibles – je comprenais pourquoi Eleanor voulait à tout prix fuir son foyer. Richie, je peux pas me le voir en peinture… J’ai juste compati pour les frères et soeurs d’Eleanor qui subissent et qui n’ont pas la chance d’avoir une échappatoire. Et bien sûr, le roman ne m’a pas époustouflée, c’était une très bonne lecture mais il manquait ce petit truc pour le rendre incontournable à mes yeux.

Je recommanderais Eleanor & Park à tous ceux qui cherchent à se rappeler des romances d’autrefois entre adolescents, qui cherchent une histoire où l’on peut s’identifier aux personnages ou à ceux qui veulent de nouveau croire en l’amour vrai – celui qui dure et qui ne s’oublie pas, même si parfois les chemins se séparent.

 

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Jennifer

Hello!
Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu’elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c’est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

4 pensées sur “Eleanor and Park de Rainbow Rowell

  • Bizarrement, l’ouverture qu’il y a à la fin ne m’a pas gênée, et pourtant je suis du genre à aimer que les choses soient claires 😉

    Je pense que les trois mots sont « je t’aime » ou « tu me manques », mais je penserais plutôt pour la première hypothèse puisque ce sont les mots qui bloquent chez Eleanor 😉

    Un gros psychopathe ce Richie! Pour ça on est d’accord 😀

    J’en connais que deux malheureusement (ça montre bien le souci au niveau du manque de diversité chez les personnages…ou de mon manque de culture lol): The Sun Is Also a Star de Nicola Yoon et A tous les garçons que j’ai aimés de Jenny Han (pas encore lu non plus)…

    Voilà, désolée, je ne suis pas d’une grande aide sur ce coup!

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  • Je viens de finir le livre d’une traite et comme beaucoup j’ai été déçu par la fin. Trop de choses, trop vite qui finissent en suspens pour moi. Et je n’arrive pas à savoir c’est quoi ses fameux 3 mots?! Un je t’aime ? Au revoir ? Quoi?
    Pour Richie de ce que j’ai compris il était tellement taré qu’il voulait détruire Eleanor. Attendre le bon moment pour la violer, la battre et la détruire. Par pure plaisir de méchanceté. C’est ce que j’ai compris.
    Je cherche des romans avec des personnages asiatiques. Celui là était pile ce que je cherchais mais trop rapide à lire (je l’ai lu en quelques heures). Si tu en connais d’autres dans même genre fait le moi savoir s’il te plaît.

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  • Lol ! Bah voilà, t’as trouvé ta prochaine lecture 😛

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  • Je l’ai lu et je l’ai adoré mais du coup je ne m’en rappelle plus trop maintenant 😀 Il faut que je le relise

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