Finnikin of the Rock de Melina Marchetta

Finnikin of the Rock est le premier tome de la trilogie Lumatere Chronicles.

Il y a dix ans, des assassins se sont emparés de Lumatere pour massacrer la famille royale sous les ordres d’un roi imposteur qui s’est saisi du trône. Dans le chaos et la colère, une sorcière tenue pour responsable du malheur du royaume a été brûlée au bûcher peu après avoir lancé une malédiction qui condamnera une partie des habitants à l’exile tandis que l’autre restera piégée dans l’enceinte du territoire à tout jamais. Mais voilà qu’après des années de souffrance, l’espoir renaît en la personne de Finnikin of the Rock. Les dieux lui ont envoyé Evanjalin, une apprentie prêtresse qui prétend que le prince Balthazar a survécu au carnage et qu’il a besoin de l’aide de Finnikin pour reconquérir Lumatere. La prophétie proclame que du sang devra être versé pour que le royaume retrouve son roi. Mais le royaume retrouvera-t-il son peuple? Ou est-il trop brisé pour supporter les retrouvailles?

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, ce premier tome et moi étions faits l’un pour l’autre, mais nous avons finalement décidé de faire chemin séparément. Pourtant, tout avait si bien commencé! L’aspect légendaire de l’histoire m’a séduite, ce mélange entre héros de la vallée et mythologie était si sublime que je n’ai pas pu décrocher une seule fois. Cependant, le récit manquait de consistance et les idées étaient trop survolées…

Après les cinq jours de l’indicible qui ont causé la mort de la famille royale ainsi que la montée du Roi Imposteur, le Royaume de Lumatere s’est vu coupé du monde par une malédiction qui a divisé sa population. D’un côté, il y a ceux qui n’ont pas pu fuir et qui subissent la barbarie du pouvoir en place entre quatre murs infranchissables pour cause de magie noire. De l’autre, il y a les exilés, ceux qui ont dû abandonner maison et famille pour se réfugier dans des camps insalubres où sévissent la famine et la maladie.

Quelques jours précédents cette catastrophe humaine, Finnikin a conclu un pacte avec le Prince Balthazar et son cousin Lucien après que les dieux leur aient demandé dans un rêve de sacrifier de leur chair pour sauver le royaume. Mais leur sacrifice n’a pas suffit à empêcher l’irréparable. Depuis, Finnikin voyage avec son tuteur Sir Topher pour demander aux dirigeants voisins peu aimables des lots de terres où pourraient se reconstruire les exilés. Ces traversées lui permettent également de recenser les histoires ainsi que les noms des personnes qu’il rencontre, c’est un moyen de garder la trace d’un peuple menacé de disparition.

Un beau jour, les dieux organisent la rencontre entre Finnikin et Evanjalin, une apprentie prêtresse qui affirme que le Prince Balthazar est toujours en vie et qu’il compte sur ses loyaux serviteurs pour l’aider à reconquérir Lumatere. Si la prophétie s’avère véridique, Balthazar est le seul espoir de briser la malédiction. Grâce au talent d’Evanjalin, qui est celui de s’immiscer dans les rêves des Lumaterans piégés dans le royaume maudit, Finnikin et ses amis s’engagent dans une quête périlleuse où leur foi sera mise à rude épreuve.

It is against the rules of humanity to believe there is nothing we can do.

L’une des premières choses que j’ai aimé dans ce livre, c’est combien la famille royale aimait son peuple, et combien le peuple aimait ses dirigeants. Lumatere est une terre d’amour et de paix, et même dans la plus triste des misères, il y a toujours cette volonté d’aider l’autre et cet attachement à la terre natale. Finnikin parcourt les camps pour que l’histoire et l’humanité des Lumaterans survivent à l’absence du territoire, car une population sans terre, c’est une civilisation sans identité. Mon dieu que cet élément a été magnifiquement exploré! J’ai envie de pleurer, et ce n’est même pas ironique!

D’ailleurs, l’humanité est le critère qui a été le mieux travaillé selon moi. Les camps des exilés rappellent ceux des immigrants avec la faim, la maladie et le mal du pays. Les royaumes avoisinants haïssent les Lumaterans, ils n’hésitent pas à en faire des esclaves et à les tuer sans craindre les répercussions de leurs leaders qui approuvent secrètement leurs actes. Du coup, la langue se perd, tout comme le sourire et l’espoir. Certains passages font froid dans le dos car c’est exactement le genre d’atrocités qui se produit dans le monde.

Malheureusement, j’ai eu beaucoup plus de mal avec le reste du récit. Les personnages manquaient de charisme et de profondeur. Finnikin a de bonnes intentions, mais il reste trop passif par rapport à ce qui est attendu de lui. Ca et le fait qu’il se soumette facilement à Evanjalin… Ahem. Il faut le dire, j’ai eu beaucoup de mal avec Evanjalin! Autant j’ai aimé sa force, autant j’ai détesté sa manière de mentir et de manipuler sans regret. Etre prêt à tous les sacrifices au nom de son peuple, c’est noble. Le faire sans reconnaître ses torts, c’est tout autre chose! Le pire, c’est qu’Evanjalin se met colère quand on lui balance ses quatre vérités!

L’intrigue est plutôt bien menée, on arrive à être agréablement surpris par les quelques rebondissements. Cependant, beaucoup trop d’aspects ont été rapidement balayés et n’ont donc pas véhiculé les émotions souhaitées. J’aurais surtout voulu que l’amitié entre Finnikin, Balthazar et Lucien soit davantage développée, le synopsis nous fait penser que le trio va être au coeur de l’histoire, mais ce n’est pas du tout le cas! En plus, des scènes importantes n’ont même pas été décrites, l’auteure n’a pas voulu se prendre la tête avec, quoi…

Quant à la romance, elle ne m’a pas du tout plu, cela a même rendu les personnages niais… Les protagonistes s’enflamment pour pas grand chose, se pardonnent facilement les mensonges et autres manipulations… L’attitude de Froi, un jeune voleur que les héros rencontrent en route, envers Finnikin et Evanjalin est invraisemblable! Heureusement qu’il y avait la Garde de Trevanion, je les ai adorés, surtout Perri! YEAH.

Une petite déception donc. Il manquait pas grand chose pour que je tombe sous le charme!

 

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Finnikin of the Rock

 

Jennifer

Hello! Je suis une blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu'elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c'est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

6 pensées sur “Finnikin of the Rock de Melina Marchetta

  • Je pense que je vais passer. Quand les personnages ne sortent pas du lot et qu’ils sont horripilants… Nan, pas possible. Mais c’est dommage, il y a vraisemblablement de bons points et l’histoire semblait complexe et riche.

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    • Oui, c’est dommage! Je trouve que l’histoire était originale, surtout par rapport à l’angle traité. Mais les personnage me sont souvent sortis par les yeux, et je trouve que certains éléments du quatrième de couverture donnent de faux a priori sur l’intrigue… x)

  • Aaaaah dommage ! J’avais repéré ce livre il y a quelques temps déjà, mais je m’étais plus ou moins décidée à ne pas le lire parce que j’en entendais jamais parlé. L’histoire avait l’air plutôt sympa pourtant.
    Enfin, ta critique ne me donne du coup pas plus envie que ça de me repencher dessus :p C’est un peu triste mais bon. Je suppose que tu ne liras pas la suite de la série du coup ?

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    • Ah ouais? Donc tu ne lis pas les livres qui ne font pas fureur? 😛
      Honnêtement, je pense que tu t’ennuierais et que les personnages t’agaceraient xD
      Franchement, là, j’ai pas envie de me prendre la tête avec des livres moyens (j’imagine que je vais retrouver les mêmes défauts dans les tomes suivants). Je n’exclue pas de redonner un jour une chance à la série, mais ce n’est pas une priorité… 😀

    • Non non, c’est pas ce que je veux dire ! C’est que du coup je sais pas trop ce qu’il vaut, c’est plutôt ça l’idée :p Après évidemment, un livre qui a d’excellentes critiques peut ne pas me plaire, et inversement, mais je trouve ça plus facile.
      Oui bah j’imagine que si le premier ne t’a pas plu, c’est pas la peine de s’embêter à continuer alors qu’il y a tellement de bons livres à découvrir ailleurs ^^

    • T’inquiète, je te charrie 😀
      Je me doute que la cote d’un livre ne fait pas tout! Celui-là, pour le coup, mérite bien sa notation moisie MDR

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