Flame in the Mist de Renée Ahdieh

Flame in the Mist est le premier tome d’une duologie.

Etant la seule fille de l’un des samouraïs les plus puissants, Mariko a toujours su ce que le destin lui réservait: être l’objet d’un mariage arrangé qui pourrait apporter influence et prospérité à sa famille. Peu importe qu’elle soit intelligente, maligne et douée en alchimie, Mariko est une femme, et son rôle a déjà été établi par l’empire. En route pour rencontrer son futur époux, le fils de l’empereur de Wa et second prétendant au trône, Mariko et son convoi sont victimes d’une attaque par le Black Clan – un groupe de mercenaires impitoyable. Mais Mariko va survivre. Présumée morte, elle va tout faire pour découvrir qui a commandité son assassinat, ce qui implique infiltrer le Black Clan – dans la peau d’un garçon.

Flame in the Mist faisait partie des livres dont j’attendais la sortie avec impatience. Je savais que l’auteure allait nous proposer une réécriture de Mulan, et je peux vous dire que mon intérêt était grand. J’adore Mulan, ce personnage qui n’hésite pas à se couper les cheveux et à enfiler l’amure pour sauver son père. Avec cette nouvelle série, Renée Ahdieh ne déçoit pas. Non seulement on retrouve de nombreuses références à Mulan mais en plus l’auteure a réussi à s’approprier le récit avec élégance et brio! Vous l’aurez deviné, j’ai plus qu’adoré ce premier tome!

Bien que la duologie soit étiquetée comme de la fantasy, elle n’en n’est pas réellement une puisqu’il y a que très peu d’éléments fantastiques (mais ceux-ci sont juste wow, et je pense qu’ils seront davantage exploités par la suite). A part ça, l’auteure nous plonge au coeur d’une culture japonaise impériale, on y découvre l’élite que représentent les samouraïs, mais aussi la cuisine, les styles vestimentaires, les armes, le vocabulaire… Ca a été un vrai plaisir d’en savoir plus cette facette du Japon!

A 17 ans, Mariko a toujours envié le statut de son frère Kenshin, ce dernier étant un guerrier accompli et un homme. En tant que femme, l’héroïne doit mettre de côté son intelligence et ses compétences pour les besoins d’un mariage arrangé qui la cantonne à un rôle d’objet politique – alors qu’elle désire mettre ses talents au profit de l’empire. Si dans un premier temps la protagoniste accepte son destin par fatalité, l’attaque commise par le Black Clan, elle, va tout remettre en question. En voulant découvrir la vérité sur cette la tentative d’assassinat, elle va faire l’expérience de la liberté et de la mise à contribution de ses talents pour la première fois en infiltrant le Black Clan.

Au départ, je n’étais pas certaine d’aimer Mariko, elle semblait si naïve et passive! Mais j’ai très vite changé d’avis parce que l’héroïne montre qu’elle a une âme de combattante qui sommeille en elle. Par instinct, elle se coupe les cheveux et prend l’apparence d’un garçon pour les besoins de son investigation: retrouver les membres du Black Clan et démasquer celui qui les a payés pour l’assassiner. Malgré elle, cette dernière infiltre ce groupe de mercenaires qui va la recueillir pour lui en faire voir de toutes les couleurs! Parce qu’il faut le dire, le Black Clan n’y va pas de mains molles avec l’héroïne, il lui faire faire des tâches ingrates qui requièrent une force physique qu’elle n’a pas.

You are first and foremost a person. A reckless, foolish person, but a person nonetheless. If I ever say you are not permitted to do something, rest assured that the last reason I would ever say so would be because you are a girl.

A travers Mariko, l’auteure dénonce avec délicatesse la condition des femmes, ce que cela signifie pour une femme de vivre dans une société où elle n’est pas appréciée à sa juste valeur. On prive les femmes de démontrer leurs capacités intellectuelles ainsi que leur savoir-faire. Notre protagoniste est toujours en train de repousser ses limites ainsi que les barrières que lui plante la société.

Au-delà de tout ça, Mariko parvient à changer sa perception des choses, elle s’aperçoit que malgré ce que lui néglige son statut de noble que les autres femmes sont d’autant plus censurées dans leur vie quotidienne. Mais ce qui est le plus intéressant, c’est que notre héroïne fait tous ces constats en étant dans la peau d’un garçon, elle apprend ainsi à voir la force d’être une femme. C’est grâce à cette liberté acquise que Mariko se familiarise avec son identité. Je crois que c’est toute cette force que Renée Ahdieh a voulu transmettre dans son personnage qui a fait que j’en suis venue à l’admirer et à autant l’apprécier!

On fait également la connaissance de Kenshin qui est le frère jumeau de Mariko. Surnommé The Dragon of Kai, Kenshin est le meilleur guerrier qui soit, et c’est également celui qui va partir à la recherche de sa soeur (à qui il tient énormément). Comme pour tous les guerriers, son statut est fondé sur l’honneur, et on découvre avec ce personnage les coutumes qui lient les samouraïs avec leur empereur. Kenshin a été assez intéressant à suivre mais je pense que c’est celui qui évolue le moins, ou en tout cas pas de manière significative. En mettant en relief les jumeaux, l’auteure montre que la force existe sous bien des formes différentes et que chacune peut avoir son importance à un moment donné. Je pense que l’auteure lui réserve un rôle plus important dans le second tome!

Et bien sûr, on a le Black Clan que j’ai absolument adoré! Comme je le disais plus haut, ces mercenaires ne se privent pas pour mener la vie dure à Mariko, mais bon, en même temps, ils ne savent pas que c’est une fille! On a deux personnages importants dans ce groupe – Ranmaru et Ōkami.

I believe the stars align so souls can find one another. Whether they are meant to be souls in love or souls in life remains to be seen.

Ranmaru et Ōkami sont probablement les protagonistes les plus mystérieux mais aussi les plus sages! Parce qu’il faut que je le souligne, Flame in the Mist est plein de sagesse! Je n’ai pas arrêté d’acquiescer de la tête tout au long de ma lecture! En plus de ça, j’ai trouvé leur passé troublant et tragique, sans compter que c’est avec eux que le côté fantasy de la duologie ressort (la forêt est à la fois sublime et lugubre). J’ai même adoré Yoshi qui est le premier à faire preuve de gentillesse envers Mariko (il est juste tellement gentil). Bref, j’ai adopté le Black Clan à jamais, j’aurais même envie de crier prenez-moi avec vous!

Evidemment, on a aussi droit à une romance dans cette histoire. Une fois de plus, je ne vais pas vous surprendre en vous disant que je l’ai trouvé magique! C’est plein de taquineries, de déni mais aussi de passion et de sincérité. Ce n’est pas de l’insta-love mais la relation ne met pas non plus trois siècles à se mettre en place, c’était juste parfaitement amené!

Pour finir cette revue, je tiens à dire que j’ai trouvé ce premier tome drôle, parfois embarrassant (pour Mariko, haha), et très très bien écrit! En plus, il y a un joli rebondissement ainsi que quelques révélations..!

Si vous souhaitez découvrir quelque chose de nouveau, ou si vous avez tout simplement envie de vous dépayser, je vous recommande Flame in the Mist sans hésitation!

J’ai hâte de lire la suite!

 

Le livre est disponible sur Amazon:

Flame in the Mist

 

Jennifer

Hello! Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu'elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c'est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

8 pensées sur “Flame in the Mist de Renée Ahdieh

  • Un très bon article, je me retrouve complètement dans ce que tu dis ! Je viens juste de commencer la VO anglaise (et japonaise)en roman avec Fangirl que j’ai adoré. Même si avant je lisais des articles en anglais ou des mangas je ne me voyais pas lire un roman mais maintenant que j’ai sauté le pas je constate que c’est assez facile. Il faut juste passer au-dessus de son appréhension 😉

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    • Merci Pipelette 😀

      Tu lis en japonais? Respect! Je n’irai jamais aussi loin, je n’ai malheureusement aucune base. Cela dit, j’aime beaucoup regarder des dessins animés japonais sous-titrés en anglais 🙂

      Bravo pour avoir dépassé tes appréhensions, c’est une belle victoire! Je suis ravie de t’accueillir du côté obscur de la lecture, mouhaha.
      Débuter en VO, c’est 70% de dépassement de soi et 30% de bases!

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