Godsgrave de Jay Kristoff

Godsgrave est le deuxième tome de la trilogie The Nevernight Chronicle.

Cliquez sur ce lien pour lire la revue du premier tome « Nevernight »

Cette revue contient des spoilers sur le tome précédent.

Mia est dorénavant un membre actif de la Red Church. Mais alors qu’elle pensait que son nouveau statut lui conférerait l’opportunité de prendre sa revanche sur l’homme qui a tué sa famille, Mia se voit envoyée aux quatre coins de la République pour y réaliser des exécutions. Faute de mains d’oeuvre depuis l’invasion de l’Institution, la Red Church n’a plus d’autres choix que de confier à contre coeur ses missions à la jeune prodige dont elle remet en question l’ascension. Voyant ses chances d’accomplir sa vengeance diminuer un peu plus chaque jour, Mia décide de fuir la Red Church et de devenir une esclave afin d’intégrer une arène de gladiatii où elle combattra jusqu’à ce que mort s’en suive. Dans cette compétition sanglante, un seul champion en ressortira vainqueur, et ce dernier aura le privilège de rencontrer non seulement le Consul Scaeva mais aussi le Cardinal Duomo. Jamais Mia n’aura été aussi proche de savourer le goût de la vengeance.

Est-il utile de vous dire que je me suis ruée sur Godsgrave immédiatement après sa sortie? Avec le phénoménal premier tome que l’auteur nous a proposé, je ne pouvais pas rester les bras croisés, il fallait que je connaisse la suite! En plus, j’ai eu droit à une copie signée, je n’en ressors que doublement contente! Mais parlons un peu de ce qui nous intéresse ici – la castagne!

Bien qu’elle obéisse à son rôle de Blade, Mia est toujours aussi animée par son désir de vengeance. Alors, lorsqu’elle apprend que le Consul Scaeva et le Cardinal Duomo seront présents pour le Venatus Magni – le round final qui déterminera le meilleur gladiatii de cette compétition barbare qui fait la fierté de la République Itreyan – pour honorer le grand champion de l’arène et lui accorder sa liberté, Mia n’hésite pas à se vendre afin d’intégrer le collegium le plus prestigieux. Ce collegium, détenu par Sanguila Leonides, permettrait à l’héroïne de suivre les meilleurs entraînements et de finir ainsi championne de son propre collegium, ce qui garantirait sa place en finale ainsi que la possibilité de pouvoir enfin exécuter ses ennemis. Oui, parce qu’il y a plusieurs collegium qui s’affrontent!

Cependant, le plan de Mia va vite tomber à l’eau. A cause d’un conflit familial entre Sanguila Leonides et sa fille Leona, Mia finira par rejoindre avec amertume le collegium de cette dernière. Méconnu et endetté, ce collegium annonce la fin d’un espoir pour la protagoniste. Mais ce tournoi de gladiatti représentant sa seule chance d’approcher les deux plus grandes figures de la République sans que sa nature de darkin ne souffre de leurs amulettes bénites par le pouvoir du Dieu de la Lumière, Mia n’a plus d’autres choix que de se battre doublement pour monter les échelons et gagner sa place. Si celle-ci rencontrera de nouveaux alliés, elle sera également confrontée à des ennemis redoutables ainsi qu’à des défis qui se révéleront difficiles à relever.

If Vengeance has a mother, her name is Patience.

On retrouve donc Mia en compagnie de ses deux ombres: Mister Kindly et Eclipse! Je vous ai déjà dit que j’adorais leur dynamique? Leur chamaillerie? Je ne vis pas que pour ça, mais pas loin! Enfin bref… On connaissait Mia, l’assassin prodige et méthodique déterminée à tout pour arriver à ses fins. Maintenant, nous avons Mia, la gladiatrice qui porte l’armure aussi bien qu’elle la brise au fil de l’histoire. Si dans ce deuxième opus la protagoniste se montre effrayante par son intelligence et sa barbarie, je ne l’ai néanmoins jamais vu aussi humaine. La darkin a beau être centrée sur l’assassinat d’entités corrompues, elle ne peut cependant pas négliger ce que lui dicte son coeur!

En apprenant à connaître ses nouveaux amis gladiatii, qui s’avèrent être des esclaves combattant pour divertir la République, Mia découvre une facette encore plus écoeurante du régime en place. Non seulement elle commence à établir des liens amicaux avec eux, mais en plus, elle ne peut s’empêcher de se préoccuper de leur sort – après tout, si un esclave gladiatii commet un quelconque acte de rébellion, tous les autres seront condamnés à l’exécution. Et vous vous doutez bien que si Mia parvient à éliminer ses cibles, elle sera tenue pour responsable du sort de ses amis…

There’s no softer pillow than a clear conscience.

J’ai adoré la manière avec laquelle Jay Kristoff a fait évoluer son personnage. Mia ouvre son coeur, mais elle retire aussi peu à peu les oeillères que lui a glissé son obsession pour la vengeance. Elle commence à se poser les bonnes questions, et même, selon moi, à être rebutée par l’idée de tuer. Pendant longtemps, la protagoniste a maintenu ses distances avec les autres de sorte que la mort n’avait plus de réel impact sur elle. Mais là, le fait de côtoyer d’autres personnes, d’en apprendre davantage sur leur passé et leurs blessures, la colère de Mia vise un système tout entier! Godsgrave m’a permis de mieux comprendre Mia ainsi que les raisons pour lesquelles son pouvoir de darkin est important pour elle – sans l’absence de peur, la protagoniste n’aurait jamais eu le courage de faire ce qu’il fallait pour mener à bien ses plans.

L’auteur en profite également pour étendre encore davantage son univers, qui soulignons-le, était déjà d’une extrême richesse! On en découvre plus sur la culture et l’histoire de la République Itreyan, et ce régime n’inspire que le mépris. Mais d’un autre côté, on est admiratif de l’ingéniosité des gouvernants qui ne reculent devant rien pour empêcher les mouvements de révolte – ils parviennent à créer un système où les exploités trouvent une valeur et un honneur à servir leurs maîtres. Et si ce n’est toutefois pas le cas, ils savent cultiver les failles de leurs esclaves. Du coup, tout cela rajoute des enjeux intéressants à l’histoire puisque Mia n’est pas la seule à avoir souffert entre les mains de la République!

Les personnages secondaires sont approfondis, j’en suis venue à me prendre d’affection pour cette bande de gladiatii. J’ai pas pu m’empêcher de compatir, les esclaves sont forcés de s’entretuer pour amuser des Itreyans avides de sang. Euh… J’avais juste envie de les baffer? Surtout Leona et son père – je comprends même pas ce qu’ils ont tous à tomber amoureux de Leona, elle est tellement superficielle. Contrairement à Mia, je n’ai pas du tout compati à sa situation! NO WAY.

 

Cliquer pour révéler les spoilers

 

On en parle de ce plan complètement barré de Mia auquel j’ai totalement adhéré? Jay Kristoff dynamise son récit avec des sauts constants entre le passé d’il y a quatre mois et le présent actuel, et le tout se veut fluide et plein d’action. On n’a même pas le temps de souffler que l’auteur nous glisse une nouvelle intrigue et nous surprend avec un énième rebondissement.

Quant aux combats de gladiatii, ils sont si bien décrits qu’on a l’impression d’assister aux scènes d’un film! N’importe qui est susceptible de périr, et Mia se montre redoutable lorsqu’elle combine tous ses talents. J’avais donc hâte d’assister aux batailles, mais en même temps, j’avais des appréhensions pour mes personnages préférés!

En conclusion, ce deuxième opus était encore meilleur que le premier. On quitte l’enceinte de la Red Church pour un environnement encore plus dangereux où chaque acte entrepris a ses conséquences! On entre vraiment dans le vif des choses, gentlefriends!

 

Le livre est disponible sur Amazon:

Godsgrave

 

Jennifer

Hello!
Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu’elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c’est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

Laisser un commentaire