Harry Potter and the Cursed Child de J.K. Rowling

Harry Potter and the Cursed Child est, officieusement, le huitième tome de la saga Harry Potter.

Cette revue risque de contenir des spoilers sur les tomes précédents.

The Cursed Child reprend là où The Deathly Hallows s’est arrêté, soit dix-neuf ans plus tard. On retrouve Harry, Hermione et Ron avec leurs enfants sur la plateforme 9 3/4, à la station King’s Cross. Albus s’apprête à faire sa rentrée à Hogwarts, et il a peur de finir chez les Slytherins, ce qui va se passer, comme vous pouvez vous en douter. Rien ne va plus entre Albus et Harry, ils ne parviennent plus à communiquer, ils se mettent en colère, ils se disent des propos durs. Albus vit dans l’ombre de son père et le prend très mal, mais son amitié avec Scorpius va lui donner une once de gaîté. Mais cela sera-t-il suffisant pour apaiser l’esprit d’Albus?


Je n’avais pas d’attentes particulières concernant ce huitième tome, je savais très bien que ça n’aurait rien à avoir avec le reste de la série, et que les personnages en seraient un tantinet changés. Mais j’ai tout de même pris un peu de temps avant de me décider à l’attaquer, tout simplement car je n’avais pas envie de dire au revoir – encore une fois. Mais la curiosité a pris le dessus, et me voici.

Globalement, je n’ai pas été déçue, c’est une pièce de théâtre, donc les nouveaux personnages ne sont pas très approfondis et j’ai retrouvé un peu l’esprit d’Harry Potter. Cependant, j’ai trouvé que l’intrigue était un peu simpliste et  que les rebondissements étaient prévisibles à 99%. Ce qui a quand même gâché un peu le plaisir.

Je n’ai eu aucun attachement quelconque concernant Albus. J’ai pas aimé le conflit père/fils surtout qu’Albus se rebelle pour du vent, ses raisons étant d’une puérilité sans nom. Je comprends que ça ne doit pas être facile de se faire une place quand on a un père célèbre, mais y a pire dans la vie, comme Scorpius le fait bien comprendre. Albus est égoïste, son meilleur ami a une vie bien plus difficile avec un père comme ancien Death Eater, une rumeur qui s’amplifie le concernant et bien sûr la nouvelle qui concerne sa mère. Albus ne cherche même pas à savoir comment va Scorpius, il n’est pas là pour le soutenir, tout ce qu’il veut c’est être reconnu. Donc non, je n’ai pas aimé Albus.

En revanche, j’ai beaucoup aimé Scorpius. Je m’attendais à ce qu’il soit le portrait craché de son père, mais ce n’est pas le cas. Il est gentil comme tout, loyal, intelligent et compatissant. Bref, tout ce qu’Albus n’est pas. Donc, bon point pour ce personnage.

Par rapport au trio d’origine, on les retrouve un peu changés, mais j’ai aussi vu quelques restes du passé. On ne reconnaît presque pas Harry, mais c’est parce qu’il est complètement dépassé par son problème avec Albus. C’est difficile pour lui, il n’a jamais eu de modèle parental, et le peu qu’il a pu avoir on sait comment ça s’est fini… J’avais plus envie de secouer Albus qu’Harry honnêtement. Hermione est toujours aussi sérieuse dans son travail et intelligente, mais encore une fois elle est prête à laisser ses devoirs de côté pour aider ses amis. Ron, lui, a toujours été un peu léger d’esprit, mais il fait un peu figure de comique dans cette histoire…

Rose est complètement inutile.

Donc vous l’aurez compris, l’intrigue ne m’a pas tellement plu ni la majorité des nouveaux personnages. Mais ce qui est ressorti de cette lecture c’est mon sentiment de nostalgie, j’ai aimé revoir des anciens personnages, des anciennes scènes, des anciennes pratiques… J’avais l’impression de partager de vieux souvenirs avec mes amis ainsi que leurs douleurs.

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J’ai beaucoup aimé les voyages dans le temps avec le Time-Turner, ça m’a ramenée au tome 3: The Prisoner of Azkaban. Et histoire de me faire plaisir, ce qu’Albus souhaite changer, c’est la mort de Cedric Diggory, ça nous ramène donc au tome 4: The Goblet of Fire. Ce sont tout simplement mes tomes préférés, et j’ai failli attribuer quatre étoiles pour toute cette nostalgie, mais quand j’ai refermé le livre je n’avais d’yeux que pour les anciens Harry Potter. Je n’ai ressenti aucun manque, c’était vite lu, vite oublié.

A chaque fois qu’Albus voulait utiliser le Time-Turner, j’avais envie de le secouer. C’est noble de vouloir sauver Cedric, mais ses raisons ne le sont pas du tout: Albus veut être reconnu en sauvant Cedric. Sauf qu’évidemment ce petit changement en entraîne des gros dans le présent. Heureusement que Scorpius était là pour sauver la mise. Ce qui m’amène…

J’ai aimé revoir notre cher Severus, même si la pièce ne colle pas vraiment à sa personnalité. Au début, on le reconnaît mais quand il fait voir ou connaître ses sentiments aux autres, ça ne correspond plus du tout. Severus est un introverti – sauf si ça implique de tourmenter ses élèves. M’enfin, je ne cache pas avoir apprécié de le revoir, surtout que peu importe la dimension, il réalise toujours le même sacrifice.

Pareil pour Dumbledore, le fait qu’il montre ses larmes ne reflète pas du tout sa personnalité.

J’ai dit au début que je trouvais l’intrigue simpliste, par là je voulais dire que les forces opposent fils de… contre fille de… c’était pas très recherché. Mais le pire a été de découvrir (on s’y attendait mais bon) que Delphi était la fille de Voldemort. Je sais pas vous, mais personnellement, j’ai du mal à imaginer Voldemort et Bellatrix avoir un enfant. J’ai toujours imaginé Voldemort comme asexuel, son seul intérêt étant le pouvoir et non les femmes…

Après y a d’autres petits problèmes: Bellatrix qui a accouché juste avant la bataille finale, je pense qu’on aurait entendu parler de son gros ventre bien avant – ou même Harry aurait dû ressentir quelque chose à cause de sa connexion avec Voldemort. Scorpius était censé dire à Albus que Severus était fier qu’il porte son nom – ce qui n’a pas été fait, donc toute cette émotion qu’on a cherché à extirper de Severus a été vaine.

S’il y a bien une scène qui était vraiment dans l’esprit de la série, c’est celle où Harry se transforme en Voldemort pour appâter Delphi. C’est tout à fait ce que l’équipe aurait pu faire à l’époque. On a une transformation qui ne va pas durer comme elle aurait dû (cf. The Chamber of Secrets), le reste des amis à l’affût, des obstacles, une bataille. Harry a encore dû assister à l’assassinat de ses parents pour que le monde reste en paix – tout en sachant qu’il pouvait intervenir mais qu’il ne devait pas. J’ai retrouvé l’émotion que j’ai eue pour Harry, cette scène m’a touchée.

J’ai apprécié que la pièce ait pris un peu de temps pour nuancer le personnage de Draco. Draco a toujours été méchant, moqueur et a même essayé de tuer Harry. Mais même si on avait des doutes quant aux sentiments de Draco, ceux-ci sont éclaircis. La solitude l’a conduit à prendre part aux ténèbres, et son explication est enrichissante pour le devenir d’Albus – et pour le pourquoi de ce voile de ténèbres qui semble englober celui-ci.

Enfin, j’ai trouvé ridicule qu’Harry se fasse battre par Delphi. Il est plus âgé, il a gagné contre Voldemort, il a donc plus d’expérience… Puis, c’est quand même un membre du Ministère de la Magie bon sang! J’ai été déçue de cette scène qui a clairement été conçue pour donner du pouvoir aux enfants.

Mon top 8 Harry Potter:

1. The Prisoner of Azkaban 

2. The Goblet of Fire

3. The Deathly Hallows

4. The Half-Blood Prince

5. The Order of the Phoenix 

6. The Chamber of Secrets

7. The Sorcerer’s Stone

8. The Cursed Child

 

The Cursed Child est pas mal si vous êtes nostalgiques d’Harry Potter, mais ne vous attendez pas à avoir le souffle coupé ou à ressentir d’autres émotions que la nostalgie – et peut-être même un peu de tristesse.

 

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Jennifer

Hello! Je suis Jennifer, une blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu'elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c'est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non? ツ

8 pensées sur “Harry Potter and the Cursed Child de J.K. Rowling

  • Scorpius est ce qui a sauvé ce « huitième tome » parce que le reste des personnages sont sans saveur… A part la nostalgie, ce livre n’inspire pas grand chose malheureusement (surtout pas Albus, urgh)

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  • Oh vite je passe les spoilers parce que je ne l’ai pas fini encore. Mais globalement, même si j’en suis qu’à la moitié, tout ce que tu dis dans la première partie de la chronique, je suis tout à fait d’accord. Albus… mais, pourquoi il fait ça ? Pourquoi il est comme ça ? C’était tellement incompréhensible que j’ai lâché la lecture et que je ne l’ai pas retouchée. Je vais du coup me forcer à lire rien que pour Scorpius ! 🙂

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