Me and Earl and the Dying Girl de Jesse Andrews

Au lycée, Greg Gaines est le maître de l’espionnage, il est capable de se fondre dans n’importe quelle situation, et d’appartenir à n’importe quel groupe social. Il n’a qu’un seul ami – Earl – avec qui il fait des remakes de films cultes. Greg vit très bien sa situation, jusqu’à ce que sa mère l’oblige à reprendre contact avec Rachel, une amie d’enfance, atteinte aujourd’hui d’une leucémie. Lui et Earl décident de faire un film en l’honneur de Rachel, mais celui-ci s’avère épouvantable et peu acclamé par la critique. Les deux amis arrivent à un point où ils remettent en question leur avenir.

Outre les bonnes critiques qui entouraient ce roman, Me and Earl and the Dying Girl me faisait de l’oeil par rapport à son thème atypique: le remake de films cultes.

Quand j’étais petite, j’étais partagée entre le métier de paléontologue et de réalisatrice de films (merci Steven Spielberg, toi, ma grande source d’inspiration)! Le fait de voir une histoire mêlant adolescents et cinéma m’a tout de suite plu. Bon, je ne suis devenue ni l’un, ni l’autre *aie, aie, aie*, mais la passion est toujours là! Mais je dois dire que ce roman est extrêmement décevant. Je n’ai rien aimé dans ce livre.

Déjà, parlons de la typographie du roman! Là encore, il est assez inhabituel puisqu’il prend la forme d’un journal (sans le « dear diary »). Greg y raconte sa rencontre avec Earl, leur amitié, leurs films, ses pensées, ses techniques pour se fondre dans la masse, ses erreurs, sa reprise de contact avec Rachel… La forme elle-même ne m’a pas gênée, mais les dialogues étaient plats et décousus. C’était mécanique, de la pure citation. Et les conversations elles-mêmes étaient inintéressantes! J’avais du mal à suivre les interactions entre Greg et sa mère qui se coupent tout le temps la parole!

Le roman m’a fait rire deux fois – lorsque la mère de Greg se rend compte qu’une paire de seins est affichée sur l’écran de l’ordinateur de celui-ci, et lorsque Earl répond en allemand à sa prof à l’école. Voilà, c’est tout! J’ai trouvé l’humour lourd et pompeux. Autant Greg se force à faire rire son entourage, autant j’ai eu le sentiment que l’auteur se forçait à faire rire son lecteur. Les blagues sont vulgaires. Le pire c’est qu’il m’en faut peu pour me faire rire, je me connecte facilement avec la personnalité d’une personne, mais là c’était un gros bide.

If after reading this book you come to my home and brutally murder me, I do not blame you.

Euh… Greg, évite de me tenter pour le coup! L’autre problème, c’est que je me fiche totalement des personnages. Ils peuvent tous passer sous un bus, ça me fait ni chaud ni froid!

Greg est un menteur n’ayant aucune personnalité. La seule chose qui l’intéresse, c’est d’être ami (mais pas trop) avec tout le monde afin de ne pas être la cible de moqueries ou de bizutage. C’est aussi un type superficiel qui pense aux filles canons alors qu’il a une amie gravement malade. Greg, c’est également l’adolescent gaffeur qui parle avant de tourner sa langue sept fois dans sa bouche. Bon là, vous me direz c’est mignon! Bah pas vraiment, j’ai eu l’impression que c’était forcé, encore une fois. J’avais l’envie de lui faire manger ses « uh » et ses « ok« ! En plus, il se fiche complètement de Rachel, c’est navrant.

Earl est handicapé par sa petite taille, et vit dans une famille de tarés (non non, c’est pas une métaphore!). Ses frères sont violents, sa mère est dans les vapes, son père est parti… Lui et Greg ne sont même pas vraiment amis, ils ne se côtoient que pour faire des films, et plus rarement pour sortir ensemble. Là encore, je ne suis pas friande du protagoniste. M’enfin, il a un point positif, c’est qu’il est honnête et a de bonnes intentions (il mérite une standing ovation pour remettre Greg à sa place). J’ai quand même été déçue par cette « amitié », je m’attendais à mieux. Mais bon, c’est quand même le seul à porter un réel intérêt pour Rachel.

Et enfin, on a Rachel, atteinte d’une leucémie. Le livre ne cherche pas à nous émouvoir avec le thème du cancer, mais plutôt à le placer comme un élément déclencheur pour la vie de nos héros. Malgré la maladie, je n’ai rien ressenti pour ce personnage que j’ai trouvé passif. Elle se contente de rire aux blagues de Greg et de regarder ses films. Voilà, fin de l’histoire!

Quant à la fin elle-même, elle était très décevante.

Traduit Journal d’un loser en français, le roman porte malheureusement bien son nom.

 

Le livre est disponible sur Amazon:

Me and Earl and the Dying Girl

Journal d’un loser

 

Jennifer

Hello! Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu'elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c'est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

4 pensées sur “Me and Earl and the Dying Girl de Jesse Andrews

  • C’est trop ça… En plus, avec toutes les bonnes critiques, je pensais vraiment aimer le roman… 🙁

    Ahhhh oui! Bah leurs films sont aussi « bien faits » que ceux de ces personnages haha!! Mais sérieux, le film est mieux que ce livre 😀

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  • eh ben dis donc … c’est franchement dommage, parce que le résumé avait quand même l’air d’avoir plein de bonnes idées ! l’idée « remake de films cultes » me fait penser au film « Soyez sympas, rembobinez » d’ailleurs 🙂 mais effectivement, la description que tu fais des personnages ne donne pas franchement envie de lire ce livre :/

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  • Merci! A bientôt, j’espère Angeline 😀

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  • très beau blog sur la littérature. un plaisir de me promener ici.

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