Nevernight de Jay Kristoff

Nevernight est le premier tome de la trilogie The Nevernight Chronicle.

Dans une cité où trois soleils habitent le ciel et où la nuit ne tombe qu’une fois tous les trois ans, une petite fille de dix ans échappe de justesse à la mort après avoir assisté à l’exécution de son père ainsi qu’à la séquestration de sa mère et de son frère. Répondant au nom de Mia Corvere, la jeune fille alors aujourd’hui âgée de seize ans s’apprête à entrer dans une école pour assassins afin de venger sa famille. Mais pour atteindre son objectif, Mia doit réussir les épreuves difficiles que lui imposent ses tuteurs, et surtout, elle doit survivre parmi une foule d’assassins prêts à tout pour devenir les meilleurs.

Pour tout vous dire, j’avais déjà essayé de lire Nevernight il y a quelques mois de cela, mais en voyant toutes ces annotations en bas de page, je l’avais vite refermé! J’avais tellement envie de plonger dans cette histoire, mais toutes ces notes m’avaient rebutée… Mais voilà, sachant que le deuxième opus allait bientôt sortir, j’ai décidé de mettre la main à la pâte. Et devinez quoi? J’ai surkiffé ma lecture (pour m’auto-citer), et les notes ne m’ont même pas dérangée! Où est la télécommande magique? Que je puisse revenir en arrière et me forcer à dévorer le bouquin!

Je vous préviens, cette revue va être longue! L’univers est riche et complexe, et comme d’habitude, je vais parler un peu du contexte pour situer l’histoire. Mais sachez que tout ça n’est que le sommet de l’iceberg, ce sont des choses qu’on apprend rapidement dans le livre. Donc, vous aurez encore de quoi vous régaler… Ou cauchemarder! *Rire démoniaque*

En vue d’éviter une nouvelle monarchie, la République est gouvernée par un Sénat Itreyan constitué d’hommes de foi. Dévouées au Dieu de la Lumière, ces figures religieuses organisent leur hiérarchie selon une séparation stricte des pouvoirs: le Consul fait office de grande autorité, le Justicus fait respecter l’ordre, et le reste du Sénat valide ou non les propositions de loi (bien sûr, il y a d’autres figures telles que le Cardinal). Appuyés par les Confesseurs et les Luminatii (soldats), ils chassent les ténèbres et éliminent tout individu menaçant le régime en place.

When all is blood, blood is all.

Alors qu’elle n’avait que dix ans, Mia a été témoin de l’exécution de son père condamné à la pendaison sur ordre du Consul pour avoir mené un mouvement révolutionnaire. Quant à sa mère et son frère, ils sont détenus en prison dans l’obscurité la plus totale. La rébellion ayant été un échec et la menace sur le régime Itreyan étant toujours présente, le Consul se voit acquérir de plus en plus de pouvoir. Destinée à être noyée par les Luminatii, Mia parvient pourtant à s’échapper grâce à ses pouvoirs de Darkin qui lui permettent de manipuler les ombres. En utilisant ses facultés pour se défendre, elle a engendré l’existence de Mister Kindly, une ombre-chat qui va devenir son seul ami et confident.

Durant sa fuite, Mia rencontre Mercurio, un assassin, qui décide de la prendre sous son aile et de l’entraîner afin qu’elle intègre la Red Church – une école d’assassins vouant un culte à la Déesse de la Nuit. Grâce à cette opportunité, Mia espère s’améliorer pour pouvoir un jour venger sa famille. A présent âgée de seize ans, Mia étudie les arts de l’assassinat au sein de la Red Church, mais elle doit travailler dur pour devenir la meilleure – ce qui n’est pas évident quand on est entouré d’assassins qui veulent tous la même chose! Bref, ceux qui survivront aux épreuves orchestrées par les Shahid (enseignants) et qui arriveront en tête de classement deviendront des Blades (assassins), et ceux qui échoueront deviendront des Hands (serviteurs).

Mia est donc notre héroïne badass qui souhaite se venger. Si au départ je pensais trouver une protagoniste sanguinaire, froide et dénuée de morale, je me suis vite rendue compte que l’assassin était plus nuancé que je ne le croyais! Oui, celle-ci n’hésite pas à tuer. Oui, celle-ci a soif de vengeance. Mais purée, plus je progressais dans ma lecture et plus je découvrais de nouvelles facettes. L’héroïne montre qu’elle est capable d’empathie, de compassion, de pitié et même de faire confiance aux autres tout en gardant cette part de dureté et de détermination! Je ne savais pas vraiment à quoi m’en tenir, parfois elle adoptait un comportement auquel je ne m’attendais absolument pas. J’ai eu plusieurs moments de doute, mais l’auteur les a essuyés vite fait bien fait!

Ce que j’ai aimé aussi, c’est que la protagoniste a beaucoup à apprendre malgré ses talents d’assassin. Elle excelle à certains arts, alors qu’à d’autres, elle est un peu larguée… Cependant, elle a toujours cette envie de progresser, et pour cela, elle met de côté son orgueil pour admettre ses torts et avancer. J’ai beaucoup aimé cet aspect!

The brighter the light, the deeper the shadow.

Et bien sûr, il y a sa nature de Darkin qui est géniale (j’aimerais bien manipuler les ombres et avoir un pote quasi invisible moi aussi)! Mia ne sait pratiquement rien de ce qui fait sa distinction mis à part qu’elle aurait été marquée par la Déesse de la Nuit elle-même. En plus, à sa connaissance, elle est unique en son genre, il est donc difficile de trouver des réponses. Et malgré la rareté de son don et son effet badass, Mia ne bénéficiera jamais de traitements de faveur de la part des Shahid!

Parlons maintenant de Mister Kindly, l’ombre-chat que j’ai adoré dans ce premier tome. Lui aussi ne sait pas trop d’où il vient, mais j’ai beaucoup aimé son sarcasme, sa sagesse et sa loyauté! J’ai trouvé sa relation avec Mia adorable, il est un peu les yeux et les oreilles de la protagoniste.

Les personnages secondaires sont également intéressants. J’ai adoré Tric qui est le premier ami humain de Mia, et son passé douloureux l’a rendu encore plus attachant (le pauvre a des tatouages sur le visage qui lui rappellent constamment son passé difficile)! Il y a aussi Ashlinn que j’ai très vite apprécié, sa complicité avec Mia m’a tellement ravie – on avait besoin de cette amitié féminine! Mais rassurez-vous tout de suite, aucun héros n’est mignon tout plein, vous allez en détester de toutes vos forces!

A part ça, l’univers est riche, unique et brillamment construit. On est vite immergé dans un monde lugubre et fascinant sculpté dans une atmosphère de la Rome antique où la mythologie et ses croyances ont toute leur place. D’ailleurs, l’auteur n’hésite pas à être pointilleux dans les descriptions qu’il fait des actes de violence et des scènes coquines. J’ai apprécié cette absence de pudeur, Jay Kristoff nous permet de mieux entrer dans son imagination et de nous plonger dans un monde où les assassins sont ce qu’ils sont – des tueurs de sang-froid. Mais ce n’est pas tout, nous avons également de la magie avec les Sorcerii ainsi que des monstres effrayants! Yup, ça déchire!

Ce qui a rendu la lecture de ce livre divertissante et confortable dans la divulgation des informations, c’est la qualité de la narration. Notre conteur est un anonyme qui a connu et aimé Mia, et il nous avertit: l’héroïne est déjà morte lorsqu’il nous raconte ses mémoires! Bonjour le stress, on entre à peine dans l’introduction, et voilà à quoi on a droit! Souvent, il y a des annotations en bas de page pour éclairer certains points ou approfondir un sujet, j’ai trouvé cette manière de faire très ludique car elle permet d’apporter des détails sans pour autant alourdir le récit. Aussi, les points de vue change de temps en temps… Bref, ce premier tome était juste wow.

Et que dire de l’intrigue? On commence tout juste à entrer dans l’histoire qu’il y a déjà intrigue sous intrigue. Jay Kristoff nous martyrise, et je suis certaine qu’il a dû rigoler dans son coin en nous balançant tout ça en pleine tête!

Ajoutez à tout cela des personnages féminins forts et réalistes, des découvertes qui nous font sauter au plafond, une écriture aux métaphores divines ainsi qu’un peu de tristesse, et vous avez un avant-goût de ce qui vous attend dans ce fabuleux ouvrage!

Il me faut le deuxième tome là, tout de suite! Je viens de voir que Mia allait combattre dans une arène de gladiateurs? OUI. OUI. OUI.

Pète-leur le nez, Mia! 

 

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Nevernight

 

Jennifer

Hello!
Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu’elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c’est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

12 pensées sur “Nevernight de Jay Kristoff

  • Rahhh !!! Je suis mitigée. J’ai très envie de lire ce roman mais j’ai peur que le côté « monde d’assassin » me déplaise… Allez, je me le note quand même ! XD

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    • Tu n’es pas très friande des assassins? Comment oses-tu? xD
      Franchement, c’est super bien écrit, et malgré le fait qu’il y ait des morts inattendues et à la pelle (ouais, Jay Kristoff, il tue plus vite que son ombre – Mia n’a qu’à bien se tenir!) l’univers est incroyable! C’est pas souvent qu’on tombe sur des pépites comme ça, donc n’hésite pas à lui donner une chance si l’envie te prend 😀

    • Ah c’est bon tu m’as convaincu ! XD

    • Je parie que c’est le nombre interminable de morts qui t’a convaincu 😀

  • Sa première trilogie a l’air super bien aussi, apparemment, l’héroïne est badass 😀
    C’est toujours mieux quand les personnages font de la castagne, ça met de l’ambiance xD

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  • Je vais donc allé guetter en librairie les autres titres de l’auteur pour voir ce qu’il y a de beau 🙂

    Mdr Laurie sanguinaire pas sûr mais j’adore les personnages féminin qui ne se laissent pas faire 🙂

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