Roar de Cora Carmack

Roar est le premier tome de la duologie Stormheart.

Le territoire de Caelira est frappé par des tempêtes magiques et puissantes capables de rayer des villes entières de la carte dont seuls les Stormlings peuvent se débarrasser. Aurora, la princesse de Pavan, fait partie de l’une des familles de Stormlings les plus influentes, mais malgré son héritage, cette dernière ne possède aucun pouvoir permettant de protéger son royaume. Afin de conserver son titre, Aurora doit épouser un prince Stormling qui défendra Pavan à sa place. Cependant, son promis s’avère cruel, manipulateur et déterminé à suivre ses propres ambitions. Lorsque la jeune femme infiltre le marché noir pour la première fois, elle fait la rencontre d’un groupe de chasseurs de tempêtes qui lui apprend qu’il est possible pour une personne sans pouvoirs d’en développer avec le bon entraînement. Consciente que cette nouvelle option est sa seule chance de fuir ce mariage arrangé, Aurora décide de partir avec les chasseurs de tempêtes et de laisser ainsi pendant un certain temps son royaume entre les mains de l’ennemi.

Bien que Roar ne fit pas partie des sorties littéraires que j’attendais avec le plus d’impatience, son univers apocalyptique a su éveiller ma curiosité. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on a affaire à une histoire où les tempêtes commettent des ravages et où celles-ci sont chassées par la royauté elle-même! Mais une fois de plus, j’ai fini très déçue par ce début de série. Pour tout vous dire, j’ai eu exactement les mêmes problèmes qu’avec The Demon King. C’est assez blasant…

A Caelira, il n’y a pas un jour qui passe sans qu’une catastrophe climatique ne se produise, et pour cause, les dieux ont puni les humains en maudissant leurs terres. Le seul moyen pour la population de survivre est de jurer fidélité aux familles de Stormlings dorénavant érigées au rang de monarques. Les Stormlings sont les seules personnes capables de pouvoir chasser les tempêtes en faisant appel à la magie. Ces derniers détiennent chacun un don leur permettant de dissiper un certain type de tempêtes, mais tous possèdent des Stormhearts rendant possible la capture de celles-ci.

Suite à la mort de son frère, Aurora est devenue l’héritière au trône de Pavan, mais le fait qu’elle ne détienne aucun pouvoir magique menace le maintient qu’a sa famille sur le royaume. Afin de protéger son secret et d’éviter les coups d’état, Aurora doit renoncer aux apparitions publiques, minimiser les contacts sociaux et laisser les rumeurs agir dans son intérêt, ce qui fait d’elle une personne très isolée. Mais la princesse ne peut pas rester cachée éternellement, c’est pourquoi elle fait l’objet d’un mariage arrangé avec Cassius, le prince de Locke. Si au premier abord Cassius se montre délicat et charmeur, l’héroïne va rapidement découvrir qu’elle n’est qu’un instrument nécessaire à l’accomplissement de ses plans et va donc décider de partir avec un groupe de chasseurs de tempêtes dans le but d’acquérir des pouvoirs.

It’s going to be some annoying fucking love story.

Ce que je peux déjà dire, c’est que j’ai beaucoup aimé le concept de cette duologie! C’est la première fois que je lis un livre où le thème du climat est aussi prépondérant, et j’ai trouvé intéressant le fait qu’il se concentre sur le cas des tempêtes. Il m’a été facile de visualiser la formation des tempêtes, la couleur des nuages au moment où le danger se projette ou encore la dévastation que subit le paysage. En revanche, j’avais l’impression que l’auteure n’était pas totalement à l’aise avec son univers, qu’il y avait quelques incertitudes… Disons que l’univers est bien recherché mais que certaines digressions n’avaient pas de sens: pourquoi faire des Stormlings des êtres à part si c’est pour au final nous dire qu’on peut contrôler les tempêtes sans avoir le moindre pouvoir à la base? D’où ça sort tout ça? Ca sent la facilité scénaristique à plein nez.

Par contre, j’ai été déçue par tous les personnages mis en avant par l’auteure, ils sont tellement clichés et leur comportement si prévisible. Et je ne vous parle même pas des poussées d’hormones auxquelles on a droit! Les protagonistes veulent sans cesse s’embrasser, se toucher, se serrer l’un contre l’autre, ça en devient exaspérant. Notre héroïne, Aurora, Rora, Roar, est une princesse sans pouvoirs, mais bien évidemment elle ne va pas le rester puisqu’elle est tombée par hasard sur des gens qui vont lui offrir le moyen d’y remédier. Merci l’originalité. En plus, elle a beaucoup souffert parce que le garçon qu’elle ne connaissait pas mais avec qui elle pensait faire sa vie l’a méchamment dupée – alors qu’il est connu pour ça.

Ouain, je sais, je m’y attendais pas non plus!

Ensuite, on a Cassius, un prince manipulateur aussi charismatique qu’un pruneau moisi, qui se met peu à peu à changer parce que la princesse à qui il est promis est l’opposé des filles qu’il a l’habitude de côtoyer. D’ailleurs, Cassius est différent parce que contrairement à son père, il n’est pas foncièrement cruel! Imaginez toutes ces heures passées à peaufiner ce personnage… Bon, c’est un peu dommage car j’aimais bien le fait que Cassius soit accro à l’adrénaline que la conquête des tempêtes lui procure, c’était un trait intéressant!

Histoire de nous émoustiller un peu, l’auteure nous introduit un triangle amoureux en incorporant des interactions bien niaises pour satisfaire notre désir de romance. Locke, notre chasseur de tempêtes, devient le deuxième intérêt amoureux de l’héroïne (qui ne fait rien d’héroïque d’ailleurs), et bien sûr il est tout le contraire de Cassius. Il est gentil et respectueux, mais son côté surprotecteur m’a bien agacée. C’est à peine s’il rencontre Aurora qu’il a déjà envie de l’embrasser et de casser le nez à tous ceux qui la regardent de travers. Mais faut le comprendre, il n’avait jamais ressenti un truc pareil! Meh.

Outre le fait que je me sois ennuyée et que la fin soit loin d’être épique, je me suis retrouvée avec une intrigue pas bien brillante (rien d’important ne se produit), un univers sous-développé au profit d’une romance tarte et des personnages fatigants auxquels je ne me suis pas du tout attachée.

Une chose est sûre, je n’ai jamais été aussi peu pressée de mettre ma main sur un second tome.

 

Le livre est disponible sur Amazon:

Roar

 

Jennifer

Hello!
Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu’elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c’est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

8 pensées sur “Roar de Cora Carmack

  • Euhhh… Je vais passer mon chemin ! XD En tout cas merci de m’avoir fait rire !

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    • Sage décision lol!
      Ravie de t’avoir fait glousser (au moins le livre aura servi à quelque chose) 😛

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