The Bear and the Nightingale de Katherine Arden

The Bear and the Nightingale est le premier tome de la série Winternight.

Au plus froid de l’hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l’hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l’appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n’est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales.

Mon avis

Vous savez combien j’aime la mythologie et le folklore, il était donc évident que j’allais me ruer un de ces jours sur The Bear and the Nightingale. NON MAIS. Et qu’est-ce que j’ai adoré cette lecture! De l’ambiance mystique aux personnages complexes, j’ai été enivrée par l’histoire. Je crois que les deux autres tomes ne vont pas rester longtemps dans la bibliothèque… Ouh non!

L’auteure ne perd pas de temps avant de nous plonger dans son univers: le récit s’ouvre sur une légende russe racontée par Dounia, l’un des personnages secondaires, qui va impacter la direction générale de l’histoire. En effet, le conte qu’elle relate est précisément celui que nous allons suivre, à plusieurs détails près puisqu’il s’agit d’une malencontreuse coïncidence. Du coup, la narration fait vraiment penser à un conte ordinaire mais détaillé! C’était super chouette!

Les paysages naturels et l’ambiance glaciale m’ont transportée. C’était incroyable la façon dont de simples descriptions pouvaient me faire ressentir le froid, le vent, la faim, la peur… En plus, on est dans ce village communautaire reclus où tout se passe dans le silence et l’appréhension. Lesnaya Zemlya est cernée par la forêt et des monstres invisibles à ceux négligeant les superstitions d’antan, ce qui rend l’atmosphère encore plus sombre! La moindre porte qui s’ouvre, la moindre neige qui tombe, le moindre regard pénétrant, vous hérisse les poils.

‘All my life,’ she said, ‘I have been told ‘go’ and ‘come.’ I am told how I will live, and I am told how I must die. I must be a man’s servant and a mare for his pleasure, or I must hide myself behind walls and surrender my flesh to a cold, silent god. I would walk into the jaws of hell itself, if it were a path of my own choosing. I would rather die tomorrow in the forest than live a hundred years of the life appointed me.’

A cela s’ajoute une société patriarcale et religieuse: les hommes ont tous les droits et les pouvoirs pendant que les femmes doivent se sacrifier pour la fondation d’une famille et le maintient du foyer. Ça m’a fait grincer des dents, je ne le vous cache pas, mais c’était intéressant de voir comment la religion change une société, en bien ou en mal, et comment certaines femmes pouvaient défier les fondamentaux d’une communauté! Bizarrement, les hommes préfèrent les rondes aux minces: plus une femme est charnue, plus celle-ci est attirante. Je n’avais jamais vu ça dans un livre malgré des contextes historiques assez proches, et cela me semble plus réaliste pour l’époque.

Vassia, au contraire, est l’opposé de ce qu’attendent sa famille et son village. Elle est formidable, vraiment, j’ai tellement d’admiration pour elle! Elle grimpe aux arbres, salit ses vêtements, parle aux créatures qu’elle seule voit et les nourrit, elle rembarre intelligemment les personnes qui cherchent à la recadrer… Elle est aussi calme et gentille, quand quelqu’un est méchant envers elle, elle reste digne et non violente. J’étais là, euh, comment fait-elle? A sa place, j’aurais vu rouge! Vassia a une manière de frustrer les gens qui veulent la blesser, c’est brillant. Elle me rappelle un peu Hazel de The Darkest Part of the Forest.

Cela dit, ce que j’ai le plus aimé, c’est son attachement pour la liberté. Vassia sait ce qu’implique le mariage et refuse de s’engager pour cette raison, d’autant plus qu’elle n’a jamais été amoureuse de sa vie! Je n’avais encore jamais vu une héroïne qui se fichait autant de ne jamais tomber amoureuse. Puis, bien qu’elle n’est pas très jolie, les gens finissent par y voir une certaine beauté. C’est comme quand tu te mets brusquement à voir la beauté de quelqu’un et que tu te demandes comment tu as fait pour ne pas t’en être aperçu avant. C’est un détail que je ne vois jamais, et je trouve ça BEAU!

Wild birds die in cages.

Parmi les personnages secondaires, il y en a certains que j’ai apprécié et d’autres que j’ai détesté. J’ai adoré Alyosha qui était le seul de la famille à croire en Vassia et ses capacités surnaturelles, il est adorable! Après, j’ai bien aimé la moralité grise des autres héros, notamment celle de Konstantin et de la belle-mère: l’un espère faire le bien en causant le mal tandis que l’autre tente d’échapper littéralement à ses démons. Cela dit, peu importe les raisons, je ne les aime pas du tout! Je ne savais pas toujours quoi penser du père de Vassia non plus, il aime ses enfants et est stricte à contrecœur, mais je pense qu’il y a des moments où il aurait pu être plus réactif face à certains comportements…

Quant à Morozko, le roi de l’hiver, j’ai bien aimé le mystère qui l’entourait. Tantôt il est cruel, tantôt il démontre un brin de compassion. Finalement, on se sait pas grand chose de sa magie ou de ses origines mais j’ai tellement aimé la façon dont Vassia s’affirmait encore davantage grâce à lui! Il la traite comme une véritable personne capable de courage et d’accomplissement, et ça fait plaisir. J’avais peur à moment donné qu’il y ait une romance insta-love mais ce ne fut pas le cas. OUF. Cela ne me déplairait pas qu’il y ait une romance par la suite, cela dit… HEHEHE.

J’ai aussi adoré la relation amicale et drôle entre Vassia et Solovey, il m’en faut plus! M’enfin, si vous êtes intéressés par The Bear and the Nightingale, comprenez que ce n’est pas une histoire avec une intrigue de malade et une pléthore d’actions. C’est vraiment un récit beau et magique qui doit se savourer comme un conte! J’ai hâte de lire la suite!!

Ma notation de quatre étoiles

 

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Jennifer

Hello ! Moi, c'est Jennifer, une blogueuse littéraire pétillante qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu'elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c'est pas grave ! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force ! On est bien du côté obscur, non ? ツ

6 pensées sur “The Bear and the Nightingale de Katherine Arden

  • HAAAAAN c’est celui-là !! 😀 Purée j’avais pas fait le lien ! Cool il me tentait aussi en VF sans avoir que c’était la traduction !

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    • Mais oui ! Piouf, heureusement que je suis là xD
      Je suis certaine que tu vas aimer 🙂

  • Tu donnes très très envie de le lire ! Je l’avais déjà repéré il y a un moment mais j’avais un peu laissé tomber vu que je ne suis pas très assidue en VO ^^

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    • Le premier tome est sorti cette année en français donc tu es sauvée 😛
      je viens de finir Uprooted et, vu que tu as aimé ce roman, je pense que tu devrais apprécier l’Ours et le Rossignol 🙂

  • J’ai entendu parler de ce livre sur un autre blog… ta chronique me convainc encore plus ! Il fait bon de croire aux contes de notre enfance… on est très dans une ambiance mi Peter Pan mi Cendrillon – pour la belle-mère acariâtre. Est-ce que c’est voulu ? Ou est-ce que je suis totalement à côté de la plaque ?
    Bref, ce livre peut être ce genre de bonne découverte à laquelle on ne s’attend pas.

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    • J’avais noté qu’il y avait un côté Cendrillon et la Belle et la Bête mais cela concerne uniquement la méchante belle-mère et l’opposition entre la gentille Vassia et le « cruel » Morozko. Après, le livre a sa propre histoire que je trouve magnifique !

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