The Demon King de Cinda Williams Chima

The Demon King est le premier tome de la quadrilogie Seven Realms.

Alors que Han et Dancer sont en train de cueillir des plantes dans la montagne sacrée d’Hanalea, ils tombent nez à nez avec trois magiciens qui ont déclenché un incendie à l’autre bout de la forêt dans le but d’impressionner la reine et son héritière. Les deux amis décident de confronter les sorciers, et ce qui était censé n’être qu’un échange de mots tourne vite à la catastrophe puisque l’un des magiciens finit par saisir son amulette afin de jeter un sort. Cependant, Han le dépouille de l’objet avant qu’il ne puisse commettre l’irréparable et choisit de le garder en sa possession. Mais ce que ce dernier ne sait pas, c’est que c’est avec cette même amulette que le Roi Démon a anéanti le monde plusieurs siècles auparavant – un monde que la princesse Raisa voudrait bien protéger comme le faisait ses ancêtres, mais sa mère a malheureusement d’autres projets pour elle…

Cela faisait un moment que The Demon King m’intriguait, j’en avais entendu tellement de bien et l’histoire était si alléchante… Malheureusement pour moi, j’ai été déçue par ce premier tome, je m’attendais à tellement mieux! La première moitié du livre était ennuyeuse à mourir, j’ai bien cru que j’allais abandonner ma lecture. Mais le pire, c’est les personnages, en particulier l’héroïne qui m’a tapé sur les nerfs. Je n’ai jamais vu des protagonistes aussi aveugles et naïfs de toute ma vie! Ô désespoir, n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? Alala, je suis méchante, il y a quand même eu de bonnes choses!

Il y a plusieurs siècles, lors du Breaking, des magiciens assoiffés de pouvoir ont essayé de renverser le monde pour le modéliser à leur image. Parmi eux figurait le Roi Démon, le sorcier le plus puissant et le plus destructeur que la civilisation ait jamais connu. Mais la Reine Hanalea le défia et décida, avec les Clans qui fournissent les amulettes nécessaires à l’exercice des pouvoirs magiques, de restreindre leurs habilités. Elle fit en sorte que le Grand Magicien, qui fait figure d’autorité sur le reste de la communauté de sorciers, soit lié à la lignée royale et que les amulettes que ceux-ci possèdent aient une durée de vie limitée.

Aujourd’hui, le Grand Magicien est soumis aux volontés de la couronne, et les pouvoirs des sorciers sont limités. Les magiciens n’ont ni le droit de se marier avec une reine issue de la lignée Gray Wolf (descendance de la Reine Hanalea) ni la permission d’entrer sur les terres sacrées de la Montagne – s’ils ne respectent pas ces règles, ils seront chassés par les Guerriers Demonai. Les Clans contrôlent la fabrication et la distribution des amulettes, et toute possession d’objets magiques datant d’avant le Breaking est formellement interdite.

Intéressant, n’est-ce pas? Mais les choses sont en train de changer puisque le Reinaume de Fells doit revoir sa politique s’il veut éviter toute guerre avec les territoires avoisinants (qui sont déjà en plein conflit de pouvoir) – voire la gagner dans le cas échéant. Dans tous les cas, les tensions montent au sein de Fells avec la haine entre magiciens et membres de clans, et le fait que la reine élargisse les libertés du Grand Magicien est vu d’un très mauvais oeil.

Raisa est directement touchée par l’animosité entre magiciens et clans puisque sa mère est la reine de Fells et que son père est un membre du Clan Demonai. Elle veut devenir une guerrière pour protéger son reinaume comme le faisait son ancêtre Hanalea. Cependant, sa mère a d’autres projets en vue pour l’héritière, et Raisa doit se contenter de jouer la princesse modèle alors qu’elle aimerait être comme tout le monde et vivre des aventures.

Quant à Han, c’est un ancien streetlord qui vole pour subvenir aux besoins de sa famille. Il ne connaît pas son père et vit depuis tout petit au sein du Clan Demonai où il ne se sent pas vraiment à sa place. L’arrivée de l’amulette dans sa vie ne va pas faciliter les choses, elle va même sacrément les chambouler, et pas toujours pour le meilleur!

Bon, comme je le disais tout au début, je n’ai pas trop accroché aux personnages, surtout Raisa. En fait, outre le fait qu’ils soient complètement éblouis par les révélations hyper évidentes qui les concernent, je n’ai pas du tout aimé le fait qu’ils s’intéressent davantage à leur situation amoureuse plutôt qu’aux dangers auxquels ils doivent faire face.

Voyez-vous, Raisa est tellement magnifique que tous les garçons tombent à ses pieds et pensent sans cesse à elle. Meh. Et bien sûr, cette dernière est tellement mature que dans les situations les plus périlleuses, elle préfère penser aux baisers langoureux de ses prétendants plutôt que de réfléchir à un moyen de remédier aux problèmes. En plus, ce qui m’a le plus agacée, c’est qu’elle veut que tout le monde la traite comme une personne normale, mais dès que ses amis s’exécutent, elle n’oublie pas de leur rappeler que madame est royale et que leur rôle est d’obéir à ses ordres. Histoire d’enfoncer le clou, elle répète tous les trucs intelligents qu’elle entend de son entourage, elle est incapable de formuler ses propres pensées. Bref, cette protagoniste n’a aucune personnalité!

Han, lui, était intéressant, mais encore une fois, l’arrivée de Raisa-la-magnifique va l’amoindrir et gâcher mon plaisir à suivre ses aventures. M’enfin, c’est tout de même le personnage le plus intriguant, et à part ça, je n’ai rien de trop négatif à dire sur lui (mais rien de brillant non plus cela dit)!

Du coup, tout cela m’amène à l’abondance de romance qui a fait chuter mon intérêt pour l’histoire. Non mais sérieusement, les deux héros prennent chacun part à un triangle amoureux (voire carrément un rectangle amoureux dans le cas de Raisa), c’est beaucoup trop! Puis en plus dès le premier livre quoi… Je n’ose même pas imaginer la suite, ça me fait déjà peur!

Si je n’avais pas autant aimé l’univers, je n’aurais attribué que 2.5 étoiles au livre. J’ai bien aimé le fait que le territoire soit dirigé depuis toujours par des femmes et qu’elles soient détentrices du pouvoir. Même parmi les clans, l’organisation sociale est matriarcale, bien sûr les hommes y ont leur place et leur importance, mais on va dire qu’on sent qu’il y a une dureté et une détermination féminine qui s’imposent. La magie m’a également plu puisque personne n’a réellement les pleins pouvoirs. J’ai trouvé que le système de fraction de la magie était logique et bien exécuté, mais aussi intéressant dans sa brutalité – les magiciens sont prêts à tout pour reprendre le contrôle de leur magie alors que que les clans veulent à tout prix les éliminer une bonne fois pour toute.

Par contre, je ne comprends pas l’auteure, les révélations étaient supposées me surprendre? On devine tout depuis le début! J’ai persisté en pensant que ça ne pouvait pas être aussi simpliste – non, pas après tant de bonnes notations – bah si…et c’est bien triste.

Ce n’est qu’à partir de la deuxième moitié du livre que les choses deviennent plus mouvementées. En fait, j’avais adoré le tout début où Han et Dancer rencontrent les trois sorciers, c’était plein de tension et de mystère, mais dès qu’on bascule vers le point de vue de Raisa, on s’ennuie ferme. Ugh.

Globalement, je suis plutôt déçue par ce premier tome, mais l’univers me plaît assez pour redonner une chance à la série. J’espère seulement que le deuxième tome ne sera pas aussi axé sur la romance que celui-ci. J’aimerais bien que l’auteure développe un peu plus les Guerriers Demonai ainsi que le personnage de Dancer, il y a encore beaucoup de choses que nous ne savons pas! Et les monstres! J’en veux plein!

Et là, je sais ce que vous vous dîtes…

Si vous voyez la tasse sous la flèche, faîtes genre que vous l’avez pas vu…

 

Bientôt, bientôt 😀

 

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The Demon King

Le Roi démon

 

Jennifer

Hello!
Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu’elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c’est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

6 pensées sur “The Demon King de Cinda Williams Chima

  • Je crois que j’ai lu les 2 premiers tomes il y a au moins 6 ou 7 ans. Le tome 2 est vraiment sympa d’après les souvenirs mais je n’ai jamais eu l’occasion de continuer cette saga !

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    • Ah oui, ça remonte ça 😀
      J’arrête pas d’entendre que la suite de la série est meilleure, mais ce premier tome m’a fait très mauvaise impression malgré son univers captivant…
      Je redonnerai une chance à la série tout de même, on ne sait jamais 😛

  • Contente de voir que je te fais rire! Mais c’est vraiment ce que je pense, et tourner ce genre de revue dans l’humour rend la critique plus plus souple. Je n’ai pas envie d’être trop méchante par respect pour l’auteur et ceux qui aiment le livre, mais j’ai quand même mes petites critiques… 😉

    Haha, merci! Apparemment, les tomes suivants sont meilleurs que le premier donc j’ai encore de l’espoir! 😀

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  • Au moins ce qui est bien quand tu n’aimes pas un livre, c’est qu’on rigole. Enfin, moi je rigole. Mais je suis assez bon public 😀

    Je passe mon tour pour celui-ci, les quatuor amoureux, je suis pas prête, et même la superficialité des personnages, c’est non.
    Bon courage pour le deuxième tome 😉

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  • Bah, je vais te dire un truc Laurie, on a la même vision des choses! Un insta-love ou un triangle amoureux, ça peut passer si la romance n’est pas la dominante et si les personnages sont plus que de simples héros en chaleur. Mais là, je comprends pas l’intérêt de créer plusieurs intérêts amoureux alors qu’on sait très bien comment ce genre de situation finit… Puis tout ça dès le premier tome, mince! Y a rien de plus déprimant que ça! :S

    En fait, t’as bien trouvé le mot, la romance est pesante et m’a beaucoup étouffée – si bien que j’ai considéré plusieurs fois l’idée d’abandonner ma lecture… J’espère que le tome 2 sera meilleur! 😉

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  • L’univers du livre me plaît beaucoup mais la forte présence de la romance a l’air réellement pesante et me refroidi un peu. j’aime la romance mais quand elle est bien construite et surtout qu’elle n’éclipse pas l’intrigue.

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