The Long Way to a Small, Angry Planet de Becky Chambers

The Long Way to a Small, Angry Planet est le premier tome de la trilogie Wayfarers.

Rosemary veut fuir son honteux passé, c’est pourquoi elle décide de rejoindre le Wayfarer, un vaisseau spatial désuet spécialisé dans l’installation de tunnels reliant divers endroits dans l’univers. En arrivant sur place, elle découvre un équipage hors du commun à la fois cosmopolite et attachant. Le groupe se voit attribuer une mission spéciale très alléchante: celle de créer un tunnel pour le compte d’une nouvelle planète instable venant tout juste de rejoindre les Galactic Commons – l’Union symbolique qui lie différentes espèces entre elles. Le voyage se veut long et semé d’embûches, mais chaque péripétie ne fera que rapprocher un peu plus chaque jour un équipage déjà bien soudé.

Bah dis-donc, quelle énorme déception! En voyant ce beau titre, cette magnifique couverture et ce synopsis, je pensais vraiment tomber sur une histoire magnifique et inoubliable. Non mais franchement, un récit situé dans l’espace qui donne priorité au développement de personnages diversifiés et attachants? Un récit qui fait vivre en émotion? C’est tout ce que j’aime! Mais que s’est-il passé?! Bah, je vais vous le dire. Ce roman était ennuyeux à mourir. Il ne se passe rien. Même Les Feux de l’Amour c’est plus excitant, bordel!

L’histoire se situe dans un futur lointain où les humains cohabitent avec d’autres espèces après avoir détruit la Terre et décimé de nombreux confrères. S’ils font aujourd’hui partie du Galactic Commons – l’Union qui lie une variété de populations distinctes entre elles – les humains ne sont plus les êtres dominants. Leur existence au sein de l’univers a même mis beaucoup de temps à être reconnue. Néanmoins, les humains se sont adaptés et conduisent même des missions importantes. C’est d’ailleurs le cas d’Ashby, capitaine du Wayfarer, dont l’expertise et le travail permettent aux planètes de communiquer physiquement entre elles.

The Long Way to a Small, Angry Planet raconte le voyage unique, et surtout humain, d’un équipage extraordinaire. On fait la rencontre de l’humaine Rosemary qui veut se construire une nouvelle vie, de la pilote Sissix dont la tête est recouverte de plumes et le corps constitué d’écailles, du navigateur Ohan qui partage son esprit avec un implant électronique, des techniciens Kizzy et Jenks, de l’intelligence artificielle Lovelace, du cuisinier et médecin Dr. Chef dont l’espèce est en voie de disparition, du capitaine Ashby qui vit un amour interdit, et enfin, de l’asocial Corbin qui s’occupe des algues permettant l’avancée du vaisseau.

Après des années passées à braver le danger sans pour autant réussir à bien gagner leur vie, le groupe accepte une mission qui va changer leur vie: celle de relier la nouvelle planète alliée aux Galactic Commons. Cependant, cette tâche est doublement périlleuse. Non seulement la création de tunnels peut impliquer des sauts dans le temps ou dans l’espace, mais en plus, les Toremi habitant sur cette sphère sont en pleine guerre interne. Guerre qui n’est même pas explorée, svp. 

Voilà, malheureusement, je ne peux rien vous dévoiler d’autre car il ne se passe tellement rien d’intéressant que le moindre élément divulgué pourrait être considéré comme un spoiler. On en est là, ouais… Les personnages sont appréciables (certains que j’ai aimé plus que d’autres) et on apprend beaucoup de choses en rapport avec leur culture et leur espèce. Cela dit, j’ai l’impression de ne rien avoir appris d’important sur leur personne. Au lieu d’avoir un approfondissement du passé et des relations qui les lient les uns aux autres, l’auteure s’est contentée de décrire des futilités (les trucs bien monotones du quotidien, je vous prie). Zzzz

Côté intrigue, c’est le vide intersidéral. Nous vous laissez pas berner par la mission de l’équipage et par la fausse dynamique entre les espèces, rien de passionnant ne se produit. Il y a trois événements qui auraient pu apporter du peps à l’histoire, mais là encore, l’auteure n’a pas daigné s’y attarder. En trois pages, la situation est conclue, et encore, on n’assiste jamais réellement aux scènes. Quel est l’intérêt de ces fausses « actions »? Je vous promets, j’avais juste envie que le vaisseau se fasse pulvériser!

L’aspect le plus ridicule reste probablement la romance, qu’elle soit émotionnelle ou corporelle. Franchement, c’est comme si moi je tombais amoureuse de mon poisson ou de mon ordinateur. Meh. C’est glauque, sans passion et complètement tiré par les cheveux. Je veux bien croire que l’époque mise en avant est bien plus avancée que la nôtre, mais là, la particularité de ces relations m’a paru trop poussée. C’est du grand n’importe quoi… Y a que les questionnements culturels et philosophiques qui m’ont plu. *Soupire*

Il faudra me passer sur le corps avant que je lise la suite!

 

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The Long Way to a Small, Angry Planet

L’espace d’un an

 

Jennifer

Hello! Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu'elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c'est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

4 pensées sur “The Long Way to a Small, Angry Planet de Becky Chambers

    • Ouais, non, là vaut mieux pas 😛
      Sauf si tu veux mourir d’ennui!

  • Tomber amoureuse de ton poisson ou de ton ordi? J’adore ta comparaison mdr 🙂
    En tout cas ce livre me semble à bannir. L’univers ne m’enchante déjà pas trop alors si en plus, tu ne l’as pas du tout apprécier, je vais passer mon chemin.

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    • Hehe… Les romances sont grotesques, on voit trop que l’auteure a voulu pousser à la diversité, sauf que là ça passe pas quoi… Je n’en suis pas tout du convaincue. Sans compter qu’il ne se passe RIEN d’intéressant ^^’

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