The Queen of Attolia de Megan Whalen Turner

The Queen of Attolia est le deuxième tome de la série The Queen’s Thief.

Cliquez sur ce lien pour lire la revue du premier tome « The Thief »

Cette revue contient des spoilers sur le premier tome.

Lorsque Gen s’est emparé de l’Hamiathes’s Gift, Attolia a perdu beaucoup plus que la clef du trône. En effet, alors que la position de la reine est déjà bien à risque et que les membres du conseil conspirent contre elle, celle-ci doit faire face à l’humiliation suprême: le plus grand des voleurs a réussi à lui échapper alors que la souveraine est connue pour son caractère impitoyable et ses stratagèmes politiques. Attolia ne jure que par une chose – prendre sa revanche, et pour cela, elle est prête à tout, y compris s’allier avec ceux susceptibles de causer sa perte. Toujours est-il, Gen continue de narguer la reine, il la vole et lui fait savoir. Mais Attolia reste patiente, le voleur est rusé, mais arrivera bien un moment donné où il finira par se piquer.


Vous l’aurez peut-être remarqué, la série fait peau neuve! Regardez cette couverture, elle me fait un peu penser au générique de Game of Thrones, j’aime bien (et les autres sont tout aussi superbes).

J’avais lu beaucoup de bien de cette série, et plus particulièrement de ce tome où les choses commencent à devenir sérieuses. Et je dois que je suis amplement satisfaite de cette suite. The Thief était un récit d’aventure, de mythologie, d’amitié, d’histoire, le tout ponctué d’un brin d’humour. Dans ce deuxième tome, le changement est radical et je ne m’y attendais absolument pas! On entre dans le coeur des manigances politiques, le héros principal est logiquement métamorphosé, et c’est également le moment d’en apprendre davantage sur la reine d’Attolia. Du coup, cela suppose que certains personnages du premier tome soient un peu délaissés…

Contrairement au tome précédent où la narration se faisait à la première personne, ici on a droit à quatre points de vue: Gen, Attolia, Eddis et Nahuseresh. Alors ça peut paraître un peu lourd, mais je peux vous assurer que le style de Megan Whalen Turner est juste divin – elle a clairement un pouvoir avec les mots, c’est élégant et soigné. Quant aux personnages, ils le sont tout autant même si ça m’a un peu frustré de ne pas pouvoir me positionner sur le statut des personnages. Les âges ne sont jamais précisés, l’auteur parle de jeunes, de vieux, des années d’écart, et du coup j’ai eu du mal à m’imaginer les personnages et à me repérer par rapport au contexte. C’est pareil pour le physique, Megan n’entre pas dans les détails (ça évite bien les problèmes de discrimination du coup).

Nahuseresh est un nouveau personnage qui fait partie des Medes – le peuple avec lequel tout le monde craint d’entrer en conflit, et pour cause, ce sont des barbares opportunistes qui ont les moyens financiers et militaires de conquérir le monde. Mais comme on l’a bien compris, il y a plusieurs autres territoires à prendre en compte, créer un conflit alors que cela n’a pas lieu d’être, c’est s’attirer les foudres des autres territoires qui se protègent mutuellement avec des traités. Il faut donc ruser pour conquérir sans transgression, et c’est ce à quoi sont bons les Medes. On ne sait pas encore grand chose sur ce peuple, mais on entrevoit l’intelligence qui sert si bien l’empire.

Comme je le disais, on en apprend plus sur la reine d’Attolia, et si on la déteste pour ses méthodes peu orthodoxes, on comprend mieux pourquoi elle est devenue la souveraine qu’elle est aujourd’hui (son passé tragique, la corruption des barons, la négation de son droit au trône pour la simple raison d’être une femme…). On finit par apprécier le personnage (sisi)!

Quant à Gen et Eddis, j’ai bien aimé leur relation. Gen a mûri et est toujours aussi intelligent (sacrée concurrence avec Attolia). D’ailleurs, Eddis et Attolia ne sont pas les prénoms des souveraines, mais bien des territoires. L’auteur a choisi de les appeler ainsi, certainement pour une bonne raison – peut-être la dévotion? La perte d’identité? Je n’en suis pas très sûre.

J’ai attribué quatre étoiles parce que malgré une très bonne intrigue politique et quelques surprises, il manquait LE rebondissement pour marquer le récit.

J’ai envie d’en savoir plus, et c’est donc très bientôt que je lirai The King of Attolia…!

 

Le livre est disponible sur Amazon:

The Queen of Attolia

 

Jennifer

Hello!
Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu’elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c’est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

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