The Thief de Megan Whalen Turner

The Thief est le premier tome de la série The Queen’s Thief.

Eugenides, alias Gen, est le roi des voleurs, il peut voler n’importe quoi, et il est prêt à le prouver. C’est parce qu’il aime démontrer qu’il est le meilleur qu’il a pu se faire arrêter et condamner par le roi. En effet, Gen s’est vanté d’avoir volé un trésor inestimable appartenant au roi (qu’il a ensuite perdu), que celui-ci gardait dans un coffre scellé et sécurisé. Gen a promis de s’échapper de prison, mais il s’aperçoit très vite que son évasion va nécessiter plus de temps que prévu, et que d’ici à ce qu’il sorte, il sera sûrement mort d’une infection. Mais la chance lui sourit, le Mage du roi lui propose un marché: si Gen parvient à voler l’objet de sa convoitise, il en sortira en homme libre. Face aux réalités qui s’imposent à lui, Gen accepte le marché et va partir en quête de l’Hamiathes’s Gift avec le Mage et son escorte composée de Pol, Sophos et Ambiades.


J’ai mis un peu de temps avant de m’investir profondément dans le récit, il faut passer les 150 premières pages pour que l’intrigue se mette en place. Malgré tout, même s’il me tardait de découvrir les talents de Gen, je ne me suis pas ennuyée parce que Gen est drôle et que j’ai aimé en apprendre un peu plus sur les personnages et l’univers.

L’univers mélange celui du fantastique, historique et mythologique. Pour ce qui est du côté historique, on a trois grands territoires: Sounis, Attolia et Eddis. Les trois territoires ont leur propre souverain, et ceux-ci ne sont pas en guerre parce qu’ils ont trouvé le moyen de coexister ensemble. Cependant, cela n’empêche pas les dirigeants de chercher à gagner plus de pouvoir par le biais du mariage ou encore par le biais des échanges commerciaux. Cette paix n’est que temporaire, tout le monde sait que s’il n’y a pas encore de guerre, c’est parce que les Medes sont pris dans une autre bataille. Mais une fois cette bataille finie, les conflits vont éclater, c’est en tout cas ce que suppose le Mage.

On a un côté fantastique avec l’Hamiathes’s Gift, une pierre magique qui permet à n’importe qui qui la détient de faire de celui-ci un roi d’Attolia. Ce principe a été mis en place afin d’éviter les révoltes qui contesteraient les ascendances au trône pour des motifs de lignées royales. On privilégie donc le mérite et tous les autres critères que l’on attribue à la qualité du roi.

Pour ce qui est de la mythologie, elle est assez présente dans ce livre. Megan Whalen Turner s’est inspirée de différents mythes, mais les dieux restent en retrait. Les dieux exaucent ou non les prières, ils apparaissent dans les rêves, mais ils ne combattent pas avec ou contre les mortels. J’ai aimé les différentes histoires, parfois mignonnes et poétiques quand racontées par Gen, et parfois plus sombres quand racontées par le Mage.

Concernant les personnages, j’ai une préférence pour Gen et Sophos. Gen est astucieux, courageux, j’aime bien sa façon de « parler ». Sophos, lui, est le fils d’un duc, il lit beaucoup et pose toujours un tas de questions, il ne peut pas s’empêcher d’apprendre. C’est le plus gentil des personnages, parfois même un peu trop. Et je ne le cache pas, le livre n’est pas de type lgbt, mais une romance entre les deux personnages ne me dérangerait absolument pas ! Le Mage, lui, au début, était sévère et je n’avais pas confiance en lui (jusqu’à la fin), mais il apprend à relâcher la pression et au final c’est un personnage qui peut s’avérer loyal dans le futur. Pol, je n’ai rien contre lui, je ne l’apprécie pas spécialement, mais je ne le déteste pas non plus, c’est un peu le personnage sympa où tu te dis que c’est bête s’il venait à mourir mais qui, pour autant, ne t’affectera pas. Ambiades, lui, je ne l’ai pas aimé du tout, ni plus ni moins.

L’intrigue n’est pas très développée pour le moment, vu qu’on entre dans le vif du sujet une fois arrivé à la moitié du livre. Mais on entrevoit un bon potentiel: les différents empires ne s’aiment pas mais pourtant ils vivent en paix, mais cette paix n’étant pas perpétuelle, on peut se douter que chacun cherchera à sauver sa peau sous un semblant de solidarité. J’ai hâte de voir comment les dirigeants vont user de leurs ruses politiques et qui cela va affecter. Je suis aussi impatiente de voir les Medes qui sont les plus redoutables et les plus barbares. Et évidemment, on a toute cette buée autour des dieux et de leur implication dans l’avenir, l’utilisation de l’Hamiathes’s Gift, la mise à contribution des talents de Gen, les retrouvailles…. La fin du livre m’a réellement plu !

Par rapport aux révélations, j’ai eu des surprises et des moments de confirmation. De ce que j’ai entendu, The Queen of Attolia est nettement meilleur que ce premier livre, j’ai donc de grandes attentes surtout quand je vois le potentiel des personnages et des intrigues. J’espère ne pas être déçue car ce début est plus qu’intéressant. A suivre donc !

Il y a tout de même un truc que je déplore, c’est bien la qualité « cheap » de la version brochée. Les éditeurs pourraient faire un effort, le papier est assez fin et c’est pas très pratique pour lire…. Apparemment, il va y avoir une nouvelle édition, mais elle paraîtra en 2017, donc en attendant, faut faire avec…

 

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The Thief

 

Jennifer

Hello!
Ici Jennifer, blogueuse littéraire qui lit en anglais et qui adore tellement bavarder qu’elle en écrit de longues revues. Oups. Mais c’est pas grave! Viens découvrir mes chroniques et passe du côté obscur de la force! On est bien du côté obscur, non?

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